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16 avril 2018

Trilogie : L’INCONNU QUE JE SUIS

Inconnu : sans aucun doute ! Ma fragilité n’est pas seulement une affaire personnelle, c’est celle qui provient de ce que je regarde, entends, mesure et de ce que j’ai vécu.

Je me méfie de plus en plus des opinions publiques et des pensées dominantes. Ici, les pieds dans la glaise douloureuse de mes aïeux, celle de mes Corbières, je suis au calme pour faire le tri, pour refaire mon lit.

L’existence, la vérité, la réalité, chacune de ces trois colonnes devenant à son tour une question lourde de sens dans mon devenir car, à n’en pas douter, c’est en fonction de ce que je crois savoir et de ce que je perçois du monde qui m’entoure, que j’agis, décide et modèle ma propre évolution.

Je m’interroge sur ce que je suis, sur ce que je fais, sur cet univers dans lequel je suis. Ces questions, je me les pose depuis toujours, depuis que ma douce Mère m’a fait comprendre et admettre, très vite et très tôt qu’être un adulte responsable, c’est être capable de gérer sa propre vie.

Ne dit-on pas que l’univers n’existe pour un individu qu’au travers de ce dont il est conscient. Donner à la conscience de la vie une définition nouvelle, plus proche de la vérité et plus épurée que jamais !

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment du doute, j’extrais un as de cœur de ma poitrine et cette carte à jouer porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

12 avril 2018

TRILOGIE : LE MUSICIEN

Musicien : non pas du tout ! Mais il fait ses gammes sur le clavier des âmes, en déchiffrant une partition où il est question d’amour, de peur et de vie, tout comme les dernières notes de Bellini…

Il signe un récit d’initiation à la musique et au petit monde qui l’a fait vivre pour enchanter son quotidien. Par petites touches, comme s’il effleurait son récit, il raconte ses tourments, son combat contre ses fantômes, sa quête acharnée de la perfection, ses moments d’émerveillement.

Alors s’égrènent ses histoires d’amour, ses chroniques de deuil, ses souvenirs de concerts. Sa chanson se prolonge et on a l’impression d’être entraîné dans un grand tamis qui aurait retenu juste un peu de tout ce qui contribue à exalter la vie ! Le bon usage d’une liberté neuve de jouer au cœur d’une succursale d’un paradis perdu.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une colombe de son violon et cet oiseau porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

08 avril 2018

TRILOGIE : LE SCRIBE

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Ecrivain : non pas du tout ! Il faudrait voir et entendre autrement et puis transmettre. Il espère juste mieux comprendre. Pour lui, écrire est devenu une ritournelle, un essentiel, un breuvage. Il n’écrit surtout pas pour se mettre en scène ou en valeur mais pour raconter ce qu’il ressent. Une sorte d’alambic dans lequel son monde viendrait se déposer !

Les alchimistes voulaient transformer le plomb en métal rutilant. Il pense que nous vivons un âge de plomb et qu’écrire lui sert à sa délivrance. Il a tourné ses souvenirs dans son encre violette, ses fidélités et ses contraires puis il a jeté dans son encrier les cristaux de son imaginaire et une pincée du prestige de son humble histoire.

Ses années passent et son émotion grandit. Il traverse ses limites, ce qui l’aide à voir et à comprendre.

Il a toujours aimé les frontières, elles lui permettent l’évasion, de franchir les murailles, de détruire les barrières, d’aller voir ce qu’il y a derrière les préjugés et les apparences.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une rose de son cahier et cette délicate fleur porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

30 mars 2018

VISION DU MONDE

Mais comment donner du sens à l’absurde, à l’impensable, à l’infime alors que je cherche par tous les moyens à m’alléger de cette cargaison, de me débarrasser de cette glaise qui me colle au cœur parce que la férocité entre les êtres est devenue inévitable : une pensée sincère pour les hommes massacrés de Trèbes et notre gendarme devenu Géant…

Mais où est passée la gaieté, l’insouciance, vous savez ce brin de folie qui ressemblait jadis à nos collines garnies de lilas sauvages et de pétales mauves ?

Y aurait-il tant de chefs-d'œuvre dans les entrailles de la terre, proches de l’enfer, pour que nous ayons tant l’envie d’y aller faire un tour ? Il est urgent de revenir aux authentiques nouvelles, à la fraicheur des matins clairs, au val fleuri de l’inespéré et non pas de nous y soustraire !

Il y a des idées que l’on ne peut consoler, même lumières éteintes. Surtout celles qui me hissent hors de mes nuits en demi-teinte et que je viens ici exhiber.

Savall d’Arvo

21 mars 2018

CAP SUR TA DESTINATION

Il me semble indispensable de faire un pèlerinage à l’intérieur de soi et plutôt que de s’adresser aux autres il est préférable de s’adresser à soi ! Le « moi », voilà le dernier mot des uns et des autres. La satisfaction du « moi », voilà la fin de tout.

Réfléchir à la seule possibilité d’être libre ne te mènera nulle part. Tu dois commencer par vouloir inexorablement « être libre ». Libre de t’accepter avant d’accepter. Libre de reconnaître que tes peurs existent. Libre de savoir que la peur s’oppose et s’ajoute aux métaux. Le nier serait d’entrer en conflit avec toi-même, alors que l’accepter c’est déjà commencer à te vaincre !

Tu es libre de ta vie. Tu es ton propre maître. Tu es unique. En ton centre tu es Temple et nul ne peut y pénétrer sans ton consentement ! Que ta volonté t’appartienne et que ta seule volonté soit faîte. Que ton bonheur ne soit que dans la souveraineté de toi-même ! Qu’importe la douleur de ton mal-être : « TU ES ! » et personne ne peut te ravir à toi-même.

Lutte contre tes peurs avec ténacités et tu vaincras pour vivre libre !

Savall d’Arvo

17 mars 2018

L’HIRONDELLE FERA LE PRINTEMPS

Comment accepter l’exiguïté sentimentale un seul instant de notre courte existence dans ce monde que nous voulions si vaste ?

Bien au-delà de cette énigme, j’aurais voulu t’accompagner vers cet élan vital en te donnant la main pour te connecter à l’énergie forte qui fait de nous des ardents. Quand saisiras tu que cette énergie ne se trouve pas derrière ta vitrine placardée d’accroches, sur le trottoir d’en face où les passants ne passent plus, sur cet écran qui gangrène ton attention pour régler tes comptes, à l’intérieur de tes supports créditeurs ou derrière ce gisant à l’entrée de ton salon… alors que cette terre est gorgée de tant de desseins et de tant de beautés !

Bien au-delà encore, j’aurais voulu partager avec toi tous les mystères de cette communauté que nous aurions créé nous-mêmes pour nous-mêmes, jusqu’à cette part d’inexplicable qui touche à la magie, à la poésie et à tout ce qui nous régénère !

Après l’hiver viendra forcément le printemps et c’est tant mieux car il fait merveilleusement bon de sentir le souffle intense du plaisir d’exister plutôt que de se complaire au cœur de la résonance du vent contre le vide !

L’Amour se passe de cadeaux, mais surtout pas de présence !

Savall d’Arvo

13 mars 2018

LE CIEL DE MES NUITS

Essoré d’un long labeur en solitaire et harassé par une récente descente vers mes profondeurs, je me suis remis à écrire sur ce papier lumineux et matinal qu’il m’arrive souvent de tenter d’embraser !

Bien entendu, je n’ai rien d’un génie de la plume évocatrice et je dois vous avouer que je suis incapable de lacer une guêtre de ceux qui m’ont ouvert jadis les méninges avec ténacité (Gide, Châteaubriant, Verlaine, Hugo, Baudelaire, Lamartine…).

Mais, pour tout vous dire, mes envies impérieuses sont d’une autre nature : elles seraient d’interpréter mes quelques pensées nocturnes à l’abri de vos regards que je n’ose pas croire malveillants.

Considérez donc, chers liseurs de passage, que je ne règle surtout pas mes comptes à l’aube de ma vie et que je n’ai nullement l’intention de vous imposer une simple visite.

Vous découvrirez assez tôt que je ne guette en rien le statut du penseur laissé de marbre et que je n’ai rien d’un visionnaire en poste ou en manque de secours. Mais que ces quelques notes ne sont qu’une illustration de couverture, assurément sans masque, car je sais trop bien que « le temps finit toujours par entrer en concurrence avec son auteur ! »

Savall d’Arvo