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15 mars 2017

LE RADEAU DE LA SOLITUDE

Depuis que cette histoire s’effrite, on peut y lire ses errances et les absences qui le font basculer dans une force sombre.

Un être planté dans la boue, l’avenir en berne, qui malgré tout a réussi l’exploit de s’emmitouflé de bonté et de gratitude.

Sa prose est sensorielle, sensible toujours, cruelle parfois, et puis une beauté à décrire une estime qui n’existe plus sous sa forme réelle.

La fatalité ronge ses pages et châtie les détritus de son âme comme une forme de résistance, une postérité du cœur qui s’en va.

Derrière ces misères tellement banales, il plonge dans ses meilleurs moments fredonnés au loin par un pécheur de perles.

Est-ce pour cela qu’il vit encore plus fort en attendant que les portes du printemps s’écartent ? Alors il n’aura plus aucune raison de quitter son pôle magnétique !

SavalLd’Arvo

12 mars 2017

POUR UNE POIGNEE DE FIGUES

Un cirque parfait entouré de collines, enserrant des millions de rangs de vignes tirés au cordeau depuis des lustres. Des milliers d’amandiers engloutissant les chemins de caillasses. Des oliviers courbés par les temps, qu’ils soient bons et même mauvais. Des cyprès agités par les mauvaises haleines d’Eole.

Mon pays joue la pudeur pour se protéger des regards inconnus, tels que les vôtres qui ne faites que passer sans lui dire même au revoir.

Au début de mon endroit, au milieu de toutes parts, un portail, imposant et toujours ouvert. En ferraille rouillée que nul ne s’aviserait de dégripper en ces temps modernes, il porte beau encadré de guirlandes de jasmins sauvages et monte la garde.

Une allée incrustée de lavandes pas toutes neuves, elles persistent à vous corrompre sous ce soleil où l’on pose nos légendes en laissant apparaitre l’humeur du ciel et les feuillaisons des nôtres.

Alors, entre influence du dialogue, entre extérieur et intérieur, la nature se mêle de tout ce qui la regarde, douce comme du papier à musique !

S’en évader est impossible !

SavalLd’Arvo

05 mars 2017

SCRUTER LES MOTS QUI FONT SENS

Oui, je reconnais avoir rêvé de m’évader de mon univers si petit alors que je le pensais florissant. Tout ça pour le confronter au tien, celui dont tu connais à peine l’existence ! Mais tu as préféré te laisser envahir par l’inutile pour te trouver de nouvelles raisons d’exister ces dernières saisons. De fait, ton évidence, du moins celle qui te sert d’alibi, me rend plus conscient qu’auparavant.

Alors, je mets tout en œuvre pour me créer de jolies choses pour faire diversion. J’essaie au moins de faire en sorte que mes trouvailles durent et qu’elles aient une certaine honnêteté pour calmer ma déraison.

Je continue à apprendre pour exister par moi-même, mais la route est longue pour un entrepreneur de discours pas si faciles. En fait, je me raconte mes intervalles et ce que je ressens avec des images qui finissent par se télescoper aux portes de mon imaginaire pour dévoiler chacune de mes pensées… en voici encore quelques-unes qui m’aideront à grimper quelques marches, celles de mon en avant !

SavalLd’Arvo

03 mars 2017

BLACK ROMANCE 3

Je suis impuissant face à cette Marianne qui s’entête à vouloir nous faire perdre notre République...

Je répète inlassablement les mêmes choses en payant cash mes incompétences !

Je rembourse mes empressements à taux variable et à tempérament !

On sollicite d’une façon détournée ma gouaille affûtée et ma plume effilée pour revendiquer l’état d’urgence. Alors je réponds à ce peuple de France agrippé qu’il se confine dans sa déconfiture et qu’on lui arrache même le plus maigre de ses acquis sans tirer un coup de fusil ! Il faut les voir rentrer chez eux tout penauds qu’ils sont ! Ils ne méritent pas ça et c’est misère de les voir échouer… Et puis après tout, si ! Ils méritent ces anneaux qui entravent leurs chevilles !

Allez debout, arraches toi de tes noirceurs, hisses toi hors de toi, élève ton âme à la pointe de ta lance !

Savall d’Arvo

28 février 2017

BLACK ROMANCE 2

J’ai envie d’entrer en conflit avec tout ce qui bouge pour m’apaiser.

Je suis là et las, armé jusqu’aux dents, debout pour endosser l’armure et porter l’estocade finale.

J’ai la raison bloquée, l’esprit inerte, l’éloquence aux abois et la folie en alerte.

J’ai l’esprit agencé par toute cette affluence au portillon de mes pensées !

Je répands ma frayeur du chaos vers les esprits démunis !

Demain, un jour, peut être, j’irai secouer les consciences après avoir tordu la mienne comme une défroque trempée de chimères !

Allez debout, arraches toi de tes noirceurs, hisses toi hors de toi, élève ton âme à la pointe de ta lance !

Savall d’Arvo

 

26 février 2017

BLACK ROMANCE 1

Je suis là et las !

Je vis comme je peux et plus comme je veux !

Je regarde, je me regarde et la mire chavire !

J’ai la nette sensation d’avoir signé ma subordination et que tout est écrit !

Je me sens de plus en plus étriqué et saccagé par mes propres dissidences.

J’ai le sentiment lourd d’en avoir pris pour perpette ! Je suis pris dans la nasse au fond d’une flaque…

Il faudrait que je me libère, me sortir de moi, me sortir des autres, repousser les autres hors de cette éminence étroite, hors de cette allée toute droite.

Allez debout, arraches toi de tes noirceurs, hisses toi hors de toi, élève ton âme à la pointe de ta lance !

Savall d’Arvo

23 février 2017

LE PERSIFLEUR

Et pour autant, mon héroïne, si engagée fut un temps d’apparat, n’a toujours pas les idées très claires comme les fines. Il lui arrive de savourer la paix à deux autant qu’un carré de chocolat au lait et encore, même pas au lit, sauf les volets fermés pour ensevelir à tort ses rotondités dès l’ouverture acceptée d’une symphonie à jamais inachevée !

Pourtant, elle annonçait onctueusement, fut un temps là aussi, détester causer le moindre tourment autant que de mutiler une pizza surgelée à la suite d’un bref séjour sous les ondes…

Je ne comprends toujours pas qu’elle ne veuille admettre le rôle de la locomotive alors que sa vie file bon train sur une voie de garage menant à la résignation !

En fait, elle ne se mêle de ce qui la préoccupe que lorsqu’elle arrive à se persuader que ses réflexions vont faire mouche sur le fil de l’eau sans faire gaffe aux crocs du brochet qui n’en fera qu’une bouchée.

Et enfin, elle est sa propre prisonnière depuis qu’elle a adopté un geôlier inadapté, incapable de lui expliquer sans fermeté ce qu’est la dictature passive.

Ah, si seulement il existait un vaccin contre l’hégémonie pour faire tournicoter à l’envers les empêcheurs de tourner en rond ?

Savall en soir d’euphorie