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05 avril 2017

LA MAITRISE DU FEU

Face au monde actuel qui se perd, celui qui caresse les plus riches et claque les plus démunis, il faut relever la tête, affronter l’habituel et respirer intégralement le moindre instant qui s’étale à notre portée !

Comment recevoir la vie telle qu'elle se présente, se construire avec ses anémies, cesser d'être insatisfait, décrire les failles que creusent le désir de guérir, de séduire, de jouir de la vie et pas que d’elle.

A force d’apaisements, de méditations et d’expériences insolites, j’apprends à ne plus être l'esclave de mes desseins, à ne plus m’amarrer à des impératifs, à me débarrasser des soucis sans pour autant sauter à pieds joints dans l'insouciance, pour que cette capacité à vivre l'instant et à en rester le possesseur me rende disponible à l’humour, la beauté, la poésie, le rêve, la  célébration de l’amitié, et enfin et par-dessus tout à la consécration de l’amour véritable.

Savall d’Arvo

31 mars 2017

QUE LA MONTAGNE EST BELLE !

Mais que suis-je donc venu chercher sur ce processus millénaire ? M'entamer de tourments dans mes propres fêlures pour m’inonder de nouvelles couleurs ? M’offrir un souffle nouveau dans l'ardeur entamée ?

Me reconstituer dans la continuité de mon escalade au ras de mes propres falaises, là, à fleur du vide, au bord de mes vertiges, le cœur claquant vers une réussite que je voudrais redessiner à l’orée d’une décade rugissante.

J’interroge mon silence et je n’entends que la Tramontane ! Devant moi, s’étale le faste monarchique de mes nobles Corbières. Le regard fixé sur ses équerres comme sur les courbes de ses éminences dessinées au compas. Je me sens transi d’incertitudes face à son amplitude solennelle.

Et puis j’opte aussi pour le silence de mes collines rocailleuses et succombe aux charmes de cette petite altitude. Elles et ses quelques arêtes qui ne sont surtout pas vertigineuses. Les mettre au bout du long détour qu’il me reste à faire. En prendre pour n’avoir plus à revenir en arrière et vivre comme je pourrais mon impérieux automne.

SavalLd’Arvo

20 mars 2017

L’INTARISSABLE SOURCE D’INSPIRATION

J’aimerais enduire le papier de ma vie telle que je la vois défiler derrière mes yeux comme un tracé à l’encre de chine, telle que je la vis comme un tableau verbal dans la continuité du verbe !

Coucher inlassablement mes mots au rythme de mes pulsions vibratoires pour ne plus jamais avoir à cacher ce que je suis au fond, même si le doute subsiste parce que tu ne seras jamais sûre de rien me concernant et puis parce que les certitudes avilissent !

C’est là, je crois l’axe central de ma démarche. Loin de moi l’idée de jouer avec toi, bien au contraire, c’est un combat que je livre seul contre l’ange, une guerre chevaleresque et presque céleste qui pourrait te convier à ma cause puisque j’épouse les contours de la tienne depuis une si jolie lurette !

Vivre enfin exempt d’anathèmes et me débarrasser définitivement de ces pans d’artifice que je promène depuis mon commencement…  

Souviens-toi que nous avons tellement à gagner de vivre sur l’embarcadère des délices ! Alors buvons ensemble à la coupe divine pour assouvir nos passions et chérir nos amours !

SavalLd’Arvo

18 mars 2017

LA FORCE ET SES CONTRADICTIONS

A force de persister à vouloir bâtir un monde particulier chargé de conflits sourds et d’acceptations du mauvais pour paraître contemporaine aux regards des autres, tu joues la scène de la satisfaite en te donnant de la consistance.

Le résultat est que tu donnes le sentiment de ne plus croire en l’humain dès qu’il te semblerait doté de quelques additionnels situés dans la boite crânienne.

Alors, dans ta lente ascension au plus savoir, tu les condamnes tous en te condamnant toi-même !

Munie de tes outils favoris, le ton infécond et le regard absolu, prise dans tes propres contradictions et ta difficulté de vivre ce que tu appréhendais de vivre, tu annonces l’âpreté de cette dominée qui s’est prise dans ses propres mailles.

Dans le rôle de l’esclave abusée par son maître sulfureux, ton œuvre inclassable, le tapis rouge s’est recouvert peu à peu de mousse.

Le scrutateur se lève muet à la fin de ta pièce vide car il n’a rien compris ?

SavalLd’Arvo

15 mars 2017

LE RADEAU DE LA SOLITUDE

Depuis que cette histoire s’effrite, on peut y lire ses errances et les absences qui le font basculer dans une force sombre.

Un être planté dans la boue, l’avenir en berne, qui malgré tout a réussi l’exploit de s’emmitouflé de bonté et de gratitude.

Sa prose est sensorielle, sensible toujours, cruelle parfois, et puis une beauté à décrire une estime qui n’existe plus sous sa forme réelle.

La fatalité ronge ses pages et châtie les détritus de son âme comme une forme de résistance, une postérité du cœur qui s’en va.

Derrière ces misères tellement banales, il plonge dans ses meilleurs moments fredonnés au loin par un pécheur de perles.

Est-ce pour cela qu’il vit encore plus fort en attendant que les portes du printemps s’écartent ? Alors il n’aura plus aucune raison de quitter son pôle magnétique !

SavalLd’Arvo

12 mars 2017

POUR UNE POIGNEE DE FIGUES

Un cirque parfait entouré de collines, enserrant des millions de rangs de vignes tirés au cordeau depuis des lustres. Des milliers d’amandiers engloutissant les chemins de caillasses. Des oliviers courbés par les temps, qu’ils soient bons et même mauvais. Des cyprès agités par les mauvaises haleines d’Eole.

Mon pays joue la pudeur pour se protéger des regards inconnus, tels que les vôtres qui ne faites que passer sans lui dire même au revoir.

Au début de mon endroit, au milieu de toutes parts, un portail, imposant et toujours ouvert. En ferraille rouillée que nul ne s’aviserait de dégripper en ces temps modernes, il porte beau encadré de guirlandes de jasmins sauvages et monte la garde.

Une allée incrustée de lavandes pas toutes neuves, elles persistent à vous corrompre sous ce soleil où l’on pose nos légendes en laissant apparaitre l’humeur du ciel et les feuillaisons des nôtres.

Alors, entre influence du dialogue, entre extérieur et intérieur, la nature se mêle de tout ce qui la regarde, douce comme du papier à musique !

S’en évader est impossible !

SavalLd’Arvo

05 mars 2017

SCRUTER LES MOTS QUI FONT SENS

Oui, je reconnais avoir rêvé de m’évader de mon univers si petit alors que je le pensais florissant. Tout ça pour le confronter au tien, celui dont tu connais à peine l’existence ! Mais tu as préféré te laisser envahir par l’inutile pour te trouver de nouvelles raisons d’exister ces dernières saisons. De fait, ton évidence, du moins celle qui te sert d’alibi, me rend plus conscient qu’auparavant.

Alors, je mets tout en œuvre pour me créer de jolies choses pour faire diversion. J’essaie au moins de faire en sorte que mes trouvailles durent et qu’elles aient une certaine honnêteté pour calmer ma déraison.

Je continue à apprendre pour exister par moi-même, mais la route est longue pour un entrepreneur de discours pas si faciles. En fait, je me raconte mes intervalles et ce que je ressens avec des images qui finissent par se télescoper aux portes de mon imaginaire pour dévoiler chacune de mes pensées… en voici encore quelques-unes qui m’aideront à grimper quelques marches, celles de mon en avant !

SavalLd’Arvo