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02 juillet 2017

UNE PERLE MAL POLIE NE GÂTE PAS LE COLLIER

J’ai de plus en plus du mal à t’écrire alors que j’ai du mal à m’inscrire dans le quotidien.

Je végète, je transgresse alors que je garde des images valorisantes sur fond de drap blanc, comme un parfum de Lys et d’accroches.

Dans ces moments-là, nos esprits étaient purs et dénudés au point d’être incapables de savoir où se range notre sablier comme de nous regarder dans une glace de peur de devenir coquet !

Je n’ai rien trouvé de mieux que de moisir des années en silence pour entreprendre enfin l’impensable : te chasser !

Une robe de dentelle blanche de Calais revêt enfin la pseudo épousée, dix ans après sa commande… tout arrive, il suffit d’espérer !

SavalLd'Arvo

30 juin 2017

LA CONDITION ANIMALE

J’ai méticuleusement besoin de prévoir pour recommencer. Recommencer quoi ? Ma supplique subliminale, mais tu ne comprends pas cette lettre écrasée du surpoids des addictions de Roi de Cœur.

J’ai vieilli et je vais accentuer ma défaite, à force de dénivelés, d’abstinences, de rudoiements, de conditionnement de volonté et surtout d’obligeances.

Je vais moins haut, je vais moins loin, moins vite, mais suis plus réceptif à l’épreuve, plus précautionneux à finir en croix !

On n’a rien sans rien, sans le respect d’autrui et sans le respect des siens on a encore moins que rien. Auras-tu encore des tiens le moment venu à part ceux qui sont à quatre pattes ?

Comme le disait Lamartine… : on n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal, on a du cœur ou on n’en a pas !

Savall

28 juin 2017

LA DOUCEUR DES FRUITS

Tout comme toi, je réfléchis mais pas de la même manière, pas à la même cadence et c’est tant mieux. Tu me demandes d’où me viens cette prolifération inventive et excessive ? Mais, de nulle part et puis de partout… je chope tout en plein vol, cela dépend de ceux qui m’éveillent à l’art de dire et au plaisir de raconter ! Et donc Toi en l’occurrence qui partage parfois mes dérives ! Je me saisis de tout, d’un rang de vigne qui se courbe sous la tramontane comme d’une cloche misérable qui n’appelle plus les siens à l’angélus. Je tente d’approcher les anges de la nuit échappés de l’ombre. J’attends de tout saisir comme une dernière désobéissance. J’attends que le soleil larde de ses rayons les murs des façades de mon village. En fait, je ne suis qu’un voyou qui pique les gestes et les mots des autres pour les triturer différemment !

Mais je ne suis surtout qu’un petit ciseleur d’histoires qui se plait de t’étonner tout simplement !

SavalLd’Arvo

25 juin 2017

UNE GUERRE SE TAIT

Tu vois, j’ai pas grand-chose à écrire, même en faisant le tri dans ma tête, mes pensées s’entassent autour de mon esprit et quelquefois des rébus d’idées, le tout reclus à la périphérie de mes rêves et de tentatives de notes expéditives pour aller chercher de plus en plus loin mon ailleurs !

Et puis, si lointaine et si proche, la voix caressante d’une jeune chanteuse lyrique posée sur des rythmes charnels, un univers musical qui navigue entre mélopées ensorceleuses pour nuits de frisson et ballades lumineuses, en fait la conception et la projection de mon moi-même !

Et pendant tout ce temps, les heures tournent, immorales au bas de mon écran, presque tétanisées à cette rampe qui monte aux cieux.

SavalLd'Arvo

24 juin 2017

OCEALYS LA LEGENDE

Une nouvelle que je trace depuis bon nombre et qu’aujourd’hui j’affiche clairement avec le simple désir de vous distraire !

Une histoire baignée de bout en bout par une sorte de magie due à l’intensité des actes cachés, des mots passion et des images secrètes dont la morsure à la force du feu ou celle de la glace. Une histoire dessinée avec une encre mêlée d’amour, de silences et de rage.

Savall vous conte ses souvenirs, ceux qui lui ont laissé des bleus à l’âme, alors qu’il savait pertinemment que « les sentiments, c’est juste pour se faire avoir » et que ce n’est pas la souffrance qui fait la grandeur de l’homme, mais c’est la façon dont il assume ce défi lancé à sa liberté et à ses espérances.

17 juin 2017

EXAMEN DE CONSCIENCE

Si tu me voyais parfois fermer ma gueule c’est parce que j’en avais assez de l’ouvrir ! Si tu savais comme il m’arrive de m’écraser devant le système et comme j’apostrophe le monde alors qu’il m’enjoint de la fermer ! Dans un sens, il a raison, et dans un autre je l’emmerde puisque je vis ma vie ! Et puis lorsque j’en ai assez de marcher courbaturé, au pas, l’auriculaire sur la couture… je me redresse d’un seul coup, la lame entre les dents comme un renégat qui s’offre l’ultime plaisir de nuire !

J’en ai assez de m’astreindre, de me résigner, de me plier aux règles de mes semblables. En fait, je ne leur ressemble en rien et ils ne le savent même pas ! Il m’arrive d’avoir honte d’être la continuité de mon genre humain : je rampe donc je suis me dit parfois mon autre !

Je suis à la fois raisonnable et absurde, rectiligne et déluré. Je ne mérite même pas de penser à écrire et encore moins d’être lu. Je secoue mon accablante mémoire et mes bas instincts pour tenter de me répondre et de me répandre au plus juste… Je ronge le frein de mon silence et me lâche dans ce vide presque plein !

Mais faut-il s’arracher autant pour arriver à ce presque rien ?

SavalLd’Arvo

16 juin 2017

LA PEUR DU VIDE

 

On aime celui ou celle qui recèle la réponse à notre question : Qui suis-je ?

L’amour, c’est penser aussi que l’autre va nous apprendre quelque chose sur nous-même, qu’il va nous  révéler.

Les ingrédients nécessaires à la naissance de ce sentiment sont nombreux : l’idéalisation, l’attachement, un univers commun en dehors des mots, un sentiment de reconnaissance aigu et surtout le désir !

Quoique vous en pensiez, le sexe n’est certes pas une condition suffisante à l’amour, mais il en est la chair ! Un amour qui ne se satisfait jamais dans le corps à corps se vide de l’intérieur.

Savall