Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

07 février 2018

FORGERON DU MONDE

Qu’est-ce qu’un homme, si ce n’est un soi qui vogue entre illusions personnelles et labeurs collectifs ? Ce court prélude rédigé, le travail peut s’engager sur l’amour rythmé par les trajets, l’existence banale, les illusions perdues, les idées que l’on tient à distance et celles que l’on se forge dans la durée.

Et puis à tout cela s’ajoutent ces gens qu’on voit sans les regarder, qu’on fréquente sans les aimer, ceux qui se fondent dans le paysage et ceux qui ne manquent à personne.

En fait, nous sommes des êtres libres, des créatures de désir ! A nous de remplacer le devoir par l’allégresse, prendre sa vie en main plutôt que de se la faire soustraire et harponner l’état d’aimer pour qu’il reste lumineux tout en faisant gaffe à ce que la chute ne soit pas périlleuse.

Savall d’Arvo

25 janvier 2018

UN FRELE ESPOIR EXISTE

Mon sujet c’est la vie car elle est inépuisable !

Voici donc pourquoi je serais devenu cet homme, moi en l’espèce ou une espèce de moi, un humble héritier des Bâtisseurs de Cathédrales, un ramasseur de belles histoires, un voleur d’émotions, un explorateur maladroit du cœur des anges.

Oui, avec le temps je suis devenu plus sensible à la minutie des impressions et surtout les miennes !

Et puis lorsque je m’éveille aux aurores et que je contemple cette lumière or et safran qui vient se fondre lentement sur les courbes encore sombres de l’Anse des Galères, je pense qu’il ne sert à rien de se décourager car l’étang n’est constitué que de fines gouttelettes d’eau... Alors, à ce moment-là et seulement à ce moment-là, je sais que tout est désormais possible !

Savall d’Arvo

21 janvier 2018

ACCOMPLIR SA MUE !

A cela s’ajoute le fait que j’ai toujours eu horreur du sentiment d'appartenance, jusqu'à ce que je comprenne que se sentir chez soi n'est surtout pas de se dévêtir de cette terre ancestrale qui ne ment jamais.

Sans révéler mes frayeurs d’homme, celles qui m’ont enseigné sur moi-même, je dis ici comment est né l’optimisme qui me fait tenir debout. Parfois ça sent la douleur et parfois les lauriers.

Et puis, je bataille contre le temps qui passe, contre les apparences souvent rances, contre une existence qui s’est imposée.

Un mélange d’enchantement, de franchise affirmée, d’aisance naturelle, oui naturelle, à peine dissimulée et une folle ambition, celle de naitre à la vie, à ma vie !  

Et tu l’auras compris : en me livrant, je me délivre et me propose une alternative lumineuse, celle d’anéantir chaque jour mon propre trouble.

Savall d’Arvo

17 janvier 2018

UN MONDE SECRET

Le désenchantement s'étend parfois sur moi comme un brasier.

Que vais-je faire quand tout sera brûlé ?

Que vais-je pouvoir m’inventer lorsque je ne croirai plus en rien ?

Ces énigmes, je me les pose avec clairvoyance et c'est avec détermination que je nomme la réponse : espoir !

En ces temps où toutes pensées qui ne sont pas désenchantées passent aussitôt pour naïves, l'espoir est ce qu'il reste quand on a maîtrisé ses craintes, quand on a essuyé ses lésions et parfois côtoyé la mort… et tout ça après m'être débarrassé de ces hardes qui finissaient par étouffer ma sensibilité et ma raison.

Savall d’Arvo

13 janvier 2018

LE CHARIOT DU DESIR

Depuis ces quelques années, le désir se moque de tous mes efforts et malgré tout il leur donne un sens ! Je sais qu’il est tout de même un sacré fouteur de pagaille, mais il justifie pleinement mon existence. Ah, si je pouvais en choisir sa durée, alors j’aurais le sentiment qu’il serait sauvé ! Mais le désir n’est-il pas ou ne doit-il pas être toujours renouvelé par et pour l’autre ?

Etonnante approche, car au moment où je crois le tenir, soit il me laisse tomber, soit il m’emplit d’espérance pour en retrouver un autre… pas étonnant que tu veuilles me l’arracher parce que le tien se moque de toi alors que tu prétends le vaincre !

Dans cette anarchie que l’on dit originelle, le mien s’emporte, s’effiloche, se tait, puis se cabre dans l’amour et se fait audacieux dans sa révolution… comment ne pas être accro de cet effervescent moyen de portage ?

Savall d’Arvo

11 janvier 2018

LE BONHEUR EST FACILE

Puisqu’il paraîtrait que nous sommes de l’étoffe dont les rêves sont faits, il s’est mis à imaginer qu’il y a toujours des procédés que nous avons envie de changer pour une meilleure interprétation des choses… Perdre cet état d’esprit serait proche de la corruption et, de fait, la lutte doit continuer ! 

Et puis, il sait pertinemment qu’on ne meurt pas de mélancolie ou de philosophie sentimentale comme on picore des mûres sur le chemin de l’école !

Ne sais-tu pas, toi qui est parvenue à noircir mon âme, que l’on peut mourir d’ennui surtout lorsqu’on le trompe sans avoir le sentiment de lui être infidèle…

Savall

04 janvier 2018

TOUTE LARGESSE A SON REVERS

Le présent est préoccupé, peu capable d’entendre, comme abasourdi par une pensée : l’idée fixe domine ! Ni insensé, ni exalté, il semble donc préférable de rester à part pour patienter. Non pas espérer en espérant, comme disent les mystiques, mais espérer en produisant. Produire et conserver sous le règne de l’idée fixe, ce dépôt du bon sens. Produire et conserver, dans l’oubli où le monde est de son passé, le lien des temps, ce lien ni nécessaire, cette chaîne vitale qui du passé mort en apparence fait circuler la sève vers l’avenir…

Qu’importe que je sois le lien de mes temps, sous le règne de l’idée fixe qui va envahir le monde, je reste là pour protester au nom de l’histoire et de cette nature éternelle qui reviendra demain.

Mon droit, c’est ma sympathie impartiale pour les temps et pour les idées, le cœur ouvert vers le droit le plus sacré : celui d’aimer et d’être aimé !

Savall, désarmé...