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17 juin 2018

QUELQUES GOUTTES DE LUNE

Ce matin je caresse du regard les façades de mon village sortant à peine de leur léthargie matinale, celles que j’apprends à redécouvrir lorsque les anges de la nuit échappés de l’ombre marquent encore les trottoirs de leurs empreintes.

Mais je n’ai rien trouvé de mieux pour entreprendre l’impensable que de feuilleter mes feuilles virtuelles, si lointaines, si proches à la fois. Et puis surgissent des rebus d’idées à la périphérie de mes élans, des restes où à l’époque il me fallait boire, manger, et puis t’aimer pour occuper l'espace satisfaction. Je remplissais mes heures de bric et de broc en t’attendant !

Tout s’entasse sur le pourtour de ma raison pour une projection de ce moi-même sur cet écran devenu mon allié. J’ai du mal à écrire et j’ai du mal à m’inscrire dans le quotidien. Je végète, je transgresse, je touche et parfois coule. Mais ce n’est rien, juste des moments suspendus sur une partie de vie laissée à l’abandon.

Alors, à l’image de mes désirs, quelques gouttes de piano tombent sur une histoire douce… sauf qu’à cet instant précis le levant ajoute quelques grammes d’or sur les façades qui veulent enfin sortir de l’anonymat.

Savall d’Arvo

15 juin 2018

LA CORNE DE BRUME

Il ne faut pas que nos jours finissent sur une empoussiérée étagère, ils laisseraient alors place à une autre vie ! L’absence s’installerait de façon durable, se poserait à la table des repas sonnants de causeries inattentives, chargées de bagages lourds de mélancolies, celles d’un amour aux volets clos, à la bougie modeste et douce. Et puis je n’aurais pas le privilège de percevoir la noria des quelques saisons et les rides en sillon qui commenceraient à illuminer ton visage, ce qui n’auraient rien changé sur tes lèvres.

Je repousse ces lendemains et les suivants en tisonnant mes souvenirs là où valsent les odeurs de nos escapades pour que se déroule la pelote de nos humbles existences. Si tu savais combien je me plais à me réfugier dans les bâillements de l’aurore avant de moissonner à longueur de journée les humeurs du ciel ?

Roman mémoire autant que journal intime et bien au-delà grâce à la chanson d’un rossignol nomade.

Savall d’Arvo