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10 mai 2018

ILE ET ELLE

Pour le théoricien « l’homme seul serait un homme vaincu » alors que je me situe dans son contraire : « seul, échappes toi un moment et converse avec toi-même » et tu sais à quel point je suis un adepte du langage et j’aurais même tendance à affirmer que dans ce monde saturé par une communication démesurée, notre soif d’isolement n’est qu’une parenthèse, histoire de se recentrer sur son essentiel avant de revenir, par la force des choses, dans la fureur du monde !

A cela, j’ajoute : « Partir loin de tout pour se retrouver au plus près de soi » et nul besoin d’interminables et lointaines échappées selon les rites imposés, puisque là, entre deux rangs de mes vignes, loin du monde et au plus près du mien, je hisse ma voile, mes 70 balais et suis dans mes voyages… ceux qui nourrissent autant mes sens que mon esprit que je tente encore d’équilibrer !

Savall d’Arvo

07 mai 2018

EQUINOXE

J’ai appris tant de choses des hommes quand tout s’est déjà noué et dénoué, quand la vie est faite au carré, draps bien tirés sur les lubies et quand elle ne se prive pas de laisser l’homme en automne.

J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur se trouve dans la manière d’y arriver.

J’ai appris qu’un homme doit uniquement baisser le regard pour aider ses semblables à se relever.

A l’équinoxe de mon existence, lorsque les mâchoires du train-train se resserrent et que mes détresses se dérobent, j’ai appris que les sables mangent progressivement les jardins inoccupés.

Savall d’Arvo

05 mai 2018

L’OREE DE TA VIE EST AUJOURD’HUI

Aux hommes, je montrerais combien ils se trompent quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux ! Je leur dirais aussi que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli et que le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux.

A toi, je te dis : dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses car c’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes. Ne perds pas de temps, fais le aujourd’hui, car peut être demain ne viendra jamais et tu regretteras de n’avoir pas pris le temps d’un sourire, d’une embrassade, d’un baiser parce que tu te croyais trop occupé pour accéder à l’un de leur dernier désir.

Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux ! Prends le temps pour leur dire : je regrette, pardonne-moi, s’il te plait, merci et tous les mots d’amour que tu connais.

Dis à ta famille et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi et si tu ne le fais pas, demain sera comme cet aujourd’hui.

Savall d’Arvo

02 mai 2018

JE SCULPTE… DONC JE SUIS

Je ne suis plus disposé à tout pour appâter le chaland en affichant des étiquettes attrayantes. Je ne suis plus dans ce cycle infernal où se livre la majorité de mes semblables pour afficher le plus grand nombre de complaisants. Non, et plus que jamais, je pioche dans mes milliers d’heures non archivées, parfois inédites, quelquefois pour tracer le tumulte de mes batailles, de mes discordes, là, au ras de l’humain, dans mes nuits sans sommeil que je finis par coloriser.

Totalement indifférent à certains courants de mon époque, aux cultes des images prescrites et des idées toutes cuites, aux caricatures illustrées par des soi-disant maîtres de l’art que certains baptisent pompeusement royal… comme si les autres recours à la satisfaction de soi ne l’étaient pas ?

Je me souhaitais sculpteur sur pierre brute, même emprunté, mais mes ardeurs ne furent admises tant ils se méfiaient de ces menus talents qui pouvaient les faire basculer de leur tabouret à trois pattes !

Alors, progressivement, j’ai délaissé mes voyages à transcrire sur le damier, ceux que j’ai aimé sur le chenal des nouveaux passages à la coupe d’Airain... Il n’empêche que quelques illustrateurs continuent à m’étonner !

Savall d’Arvo

27 avril 2018

2 - AU PRESENT COMME A L’IMPARFAIT

Toi qui demeures dans l'isolement, le silence et l’absence, il faut que tu saches que le contact est universel, que toutes choses s’engendrent selon les luttes et la nécessité, qu’il faut espérer ce qui est sans espérance, qu’il faut trouver le trésor non trouvable vers lequel il n’y a pas de voie puisque toute chose prend fin et que rien ne dure…

La vraie vie c’est ces confins de l’impossible, cette brûlure intérieure, ces rémanences, c’est cette beauté de la transparence, cette régénérescence d’une fusion qui t’apparaîtrait si lointaine… c’est se désaltérer à la source, en absorber toute la suavité jusqu'à l’immersion totale et puis soudain se renouveler !

Savall d’Arvo

24 avril 2018

1 - AU PRÉSENT COMME A L’IMPARFAIT

Ne vous est-il jamais arrivé de parler à quelqu’un et tout à coup vous sentir envahi par des sensations fugitives et en même temps infiniment désirables ? C’est grâce à elles que mon existence ne s’écoule plus en vain ! C’est grâce à ces moments précieux que mon existence est devenue plus riche de sens !

Je sais bien que nous ne pouvons vivre en permanence dans cet état d’accomplissement et de plénitude mais je sais bien aussi que la réalisation intérieur se trouve dans l’esprit de tout être humain… mais à la condition de le vouloir jusqu’au plus profond de son être, jusqu’à sa dernière cellule !

Savall d'Arvo

23 avril 2018

ETAT D’EPRIS

La sérénité et l’apaisement sont la grande quête de notre temps. L’idée du bonheur fait son chemin partout même si on n’y parvient pas forcément, mais désormais il s’agit d’un bonheur repensé, teinté d’une certaine spiritualité pour revenir aux sources du monde, aux sources de soi.

Je conçois n’être qu’un insatiable, totalement incapable de me satisfaire d’un peu, d’un suffisant et encore moins d’un rien !

A cela s’ajoute le fait que je vois tout par le prisme de l’émoi, ensuite je rationalise, je verrais bien ce qu’il en restera. Partant de ce principe, je ne cesserai jamais de jeter la torche au fond du puits.

« Seule une raison qui a de l’esprit, vaut la peine d’être habitée »

Savall d’Arvo