Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27 mars 2018

PLUS RIEN D’AUTRE

Lorsque sa main valide son geste au milieu de sa vallée.

Lorsque sa gorge devient l’écho d’une voix murmurée.

Lorsqu’il tente de façonner ses semblables à l’image de lui même, qu’il les jauge, parfois se joue d’eux, les aime sincèrement, les étaye, alors il les révèle jusqu’à la semonce !

Chaque soubresaut, chaque escapade correspond à une variation de son tempo. Il est le métronome interne, le chef d’orchestre cérébral et sentimental !

Le phrasé s’écorche, le temps s’écoule, le rythme de vie se calque sur celui de l’autre ! Il accorde ses convulsions, module chaque crispation, écrit avec l’autre aux trousses. Sa vie toute entière s’en trouve secouée.

Elle sait qu’il se refuse à n’être qu’une paillasse planté là aux quatre vents d’un champ de blé, à se réduire tel un homme de paille qui chasse les corbeaux affamés !

Savall d’Arvo

21 mars 2018

CAP SUR TA DESTINATION

Il me semble indispensable de faire un pèlerinage à l’intérieur de soi et plutôt que de s’adresser aux autres il est préférable de s’adresser à soi ! Le « moi », voilà le dernier mot des uns et des autres. La satisfaction du « moi », voilà la fin de tout.

Réfléchir à la seule possibilité d’être libre ne te mènera nulle part. Tu dois commencer par vouloir inexorablement « être libre ». Libre de t’accepter avant d’accepter. Libre de reconnaître que tes peurs existent. Libre de savoir que la peur s’oppose et s’ajoute aux métaux. Le nier serait d’entrer en conflit avec toi-même, alors que l’accepter c’est déjà commencer à te vaincre !

Tu es libre de ta vie. Tu es ton propre maître. Tu es unique. En ton centre tu es Temple et nul ne peut y pénétrer sans ton consentement ! Que ta volonté t’appartienne et que ta seule volonté soit faîte. Que ton bonheur ne soit que dans la souveraineté de toi-même ! Qu’importe la douleur de ton mal-être : « TU ES ! » et personne ne peut te ravir à toi-même.

Lutte contre tes peurs avec ténacités et tu vaincras pour vivre libre !

Savall d’Arvo

17 mars 2018

L’HIRONDELLE FERA LE PRINTEMPS

Comment accepter l’exiguïté sentimentale un seul instant de notre courte existence dans ce monde que nous voulions si vaste ?

Bien au-delà de cette énigme, j’aurais voulu t’accompagner vers cet élan vital en te donnant la main pour te connecter à l’énergie forte qui fait de nous des ardents. Quand saisiras tu que cette énergie ne se trouve pas derrière ta vitrine placardée d’accroches, sur le trottoir d’en face où les passants ne passent plus, sur cet écran qui gangrène ton attention pour régler tes comptes, à l’intérieur de tes supports créditeurs ou derrière ce gisant à l’entrée de ton salon… alors que cette terre est gorgée de tant de desseins et de tant de beautés !

Bien au-delà encore, j’aurais voulu partager avec toi tous les mystères de cette communauté que nous aurions créé nous-mêmes pour nous-mêmes, jusqu’à cette part d’inexplicable qui touche à la magie, à la poésie et à tout ce qui nous régénère !

Après l’hiver viendra forcément le printemps et c’est tant mieux car il fait merveilleusement bon de sentir le souffle intense du plaisir d’exister plutôt que de se complaire au cœur de la résonance du vent contre le vide !

L’Amour se passe de cadeaux, mais surtout pas de présence !

Savall d’Arvo

13 mars 2018

LE CIEL DE MES NUITS

Essoré d’un long labeur en solitaire et harassé par une récente descente vers mes profondeurs, je me suis remis à écrire sur ce papier lumineux et matinal qu’il m’arrive souvent de tenter d’embraser !

Bien entendu, je n’ai rien d’un génie de la plume évocatrice et je dois vous avouer que je suis incapable de lacer une guêtre de ceux qui m’ont ouvert jadis les méninges avec ténacité (Gide, Châteaubriant, Verlaine, Hugo, Baudelaire, Lamartine…).

Mais, pour tout vous dire, mes envies impérieuses sont d’une autre nature : elles seraient d’interpréter mes quelques pensées nocturnes à l’abri de vos regards que je n’ose pas croire malveillants.

Considérez donc, chers liseurs de passage, que je ne règle surtout pas mes comptes à l’aube de ma vie et que je n’ai nullement l’intention de vous imposer une simple visite.

Vous découvrirez assez tôt que je ne guette en rien le statut du penseur laissé de marbre et que je n’ai rien d’un visionnaire en poste ou en manque de secours. Mais que ces quelques notes ne sont qu’une illustration de couverture, assurément sans masque, car je sais trop bien que « le temps finit toujours par entrer en concurrence avec son auteur ! »

Savall d’Arvo

09 mars 2018

LE JOUR S’EST LEVE ET JE L’AI REGARDE FAIRE

L'histoire des hommes s'écrit en des péripéties où l'on voit se défier sous tous les cieux, des monarques et des bourreaux, des chefs d'état ou des geôliers, des religions dressées les unes contre les autres.

Une crise violente secoue les pays et n’épargne pas le nôtre. Elle témoigne de la folie de vaines appétences, de projets pharaoniques de dirigeants paranoïaques qui oublient leurs origines, qui affament les peuples et les assoiffent de liberté et d'humanité.

Tous les conflits ont écrit dans l'histoire des hommes, un fascinant roman, aux héros innombrables, inventeurs de tragédies nouvelles où le sublime ne cesse de côtoyer l'horreur. Partout la révolte gronde dans les rues et dans les âmes ! Un cri unanime réclame du pain et non la faim, du travail et non du chômage, la paix et non la guerre, l'amour et non la haine, l'harmonie et non le chaos...

Pourtant, il suffirait d’un peu de lumière pour chasser beaucoup de noirceurs, d’un peu de vérité pour anéantir beaucoup de mensonges.

Savall d’Arvo

03 mars 2018

CONFIDENCE POUR CONFIDENCE

Vous et moi, nous ne sommes liés de nulle part où presque et pourtant je vous écris et vous me faites la grâce de me lire ! Par ce moyen de locomotion cérébrale, je pense vraiment qu’il m’arrive d’aller avec vous au delà de mon intime confession !

Je vide ma besace et donne en pâture, à qui sait entrevoir dans ce marasme de mots, mes quelques fêlures et ces sensations que je voudrais tant hardies qu’élégantes !

L’écriture serait un épanchement, un exutoire, une expiation qui se solde souvent par des crises démonstratives du soi-même et vous assigne ce rôle d’aiguilleur dont j’ai besoin pour m’absoudre !

Et tout se passe à votre insu ou presque puisque vous me faite l’honneur de me rejoindre dans mes bas fonds, comme si mes mots se pressuraient d'eux-mêmes sous les rouages de la lecture que je vous impose.

Mes écrits révèlent probablement des choses que je n’ose m’avouer ? Et alors ! L’essentiel c’est d’en avoir conscience et de se laisser aller aux confidences pour se satisfaire et c’est en me racontant, et puis à vous aussi, que je me dévoile de jour en jour et que je commence à me dédouaner de mes frénésies comme de mes pudeurs.

Et si je vous disais que ma démarche est inverse et que je cherche clairement par le verbe à me soustraire des agitations en m’en effaçant tel l’opportuniste qui se pare du nombre. Je pourrais ainsi vous leurrer en vous éconduisant de belle manière, en usant d’artifices poétiques et de syntaxes chaotiques, espérant qu’on ne vît jamais ce dédoublement de l’âme.

Ne voyez-vous pas qu’en écrivant je fais diversion, je happe vos méninges, je détourne mes extravagances et mets tout cela en exergue pour vous séduire…

Savall d’Arvo

Merci de vos commentaires !

25 février 2018

LE MANCHE OU LA COGNÉE

Il me semble que les tourments de ces deux mondes, le réel et le virtuel, que certains découvrent à peine et d’autres jamais, se transmuent en mes écrits emballés comme si mon acharnement ne suffisait plus à les décrire ?

Il me semble aussi que ces deux mondes (et ceux qui le servent) se chevauchent, se partagent, créent un déséquilibre à vive allure et finissent par dépouiller la lucidité et dépecer la raison ?

De fait, il m’arrive de me sentir labouré par ceux qui haussent le verbe avec assurance, ne sachant plus très bien de quel côté se trouve l’exécutant et l’exécuté ? Parfaitement conscient de l’orgueil qui me pousse à éteindre ceux qui se prennent pour des chandeliers, alors, d’un commun accord avec moi-même, je me réfugie sous la carcasse de mes confessions pour m’épargner la réalité !

A ceux que j’ai pu offenser et qui m’ont offensé, sachez que je sais ce qui fermente au fond de mon être lorsque le fameux charretier traverse avec son attelage la vallée de mes pensées !

Savall d’Arvo