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13 mars 2018

LE CIEL DE MES NUITS

Essoré d’un long labeur en solitaire et harassé par une récente descente vers mes profondeurs, je me suis remis à écrire sur ce papier lumineux et matinal qu’il m’arrive souvent de tenter d’embraser !

Bien entendu, je n’ai rien d’un génie de la plume évocatrice et je dois vous avouer que je suis incapable de lacer une guêtre de ceux qui m’ont ouvert jadis les méninges avec ténacité (Gide, Châteaubriant, Verlaine, Hugo, Baudelaire, Lamartine…).

Mais, pour tout vous dire, mes envies impérieuses sont d’une autre nature : elles seraient d’interpréter mes quelques pensées nocturnes à l’abri de vos regards que je n’ose pas croire malveillants.

Considérez donc, chers liseurs de passage, que je ne règle surtout pas mes comptes à l’aube de ma vie et que je n’ai nullement l’intention de vous imposer une simple visite.

Vous découvrirez assez tôt que je ne guette en rien le statut du penseur laissé de marbre et que je n’ai rien d’un visionnaire en poste ou en manque de secours. Mais que ces quelques notes ne sont qu’une illustration de couverture, assurément sans masque, car je sais trop bien que « le temps finit toujours par entrer en concurrence avec son auteur ! »

Savall d’Arvo

09 mars 2018

LE JOUR S’EST LEVE ET JE L’AI REGARDE FAIRE

L'histoire des hommes s'écrit en des péripéties où l'on voit se défier sous tous les cieux, des monarques et des bourreaux, des chefs d'état ou des geôliers, des religions dressées les unes contre les autres.

Une crise violente secoue les pays et n’épargne pas le nôtre. Elle témoigne de la folie de vaines appétences, de projets pharaoniques de dirigeants paranoïaques qui oublient leurs origines, qui affament les peuples et les assoiffent de liberté et d'humanité.

Tous les conflits ont écrit dans l'histoire des hommes, un fascinant roman, aux héros innombrables, inventeurs de tragédies nouvelles où le sublime ne cesse de côtoyer l'horreur. Partout la révolte gronde dans les rues et dans les âmes ! Un cri unanime réclame du pain et non la faim, du travail et non du chômage, la paix et non la guerre, l'amour et non la haine, l'harmonie et non le chaos...

Pourtant, il suffirait d’un peu de lumière pour chasser beaucoup de noirceurs, d’un peu de vérité pour anéantir beaucoup de mensonges.

Savall d’Arvo

03 mars 2018

CONFIDENCE POUR CONFIDENCE

Vous et moi, nous ne sommes liés de nulle part où presque et pourtant je vous écris et vous me faites la grâce de me lire ! Par ce moyen de locomotion cérébrale, je pense vraiment qu’il m’arrive d’aller avec vous au delà de mon intime confession !

Je vide ma besace et donne en pâture, à qui sait entrevoir dans ce marasme de mots, mes quelques fêlures et ces sensations que je voudrais tant hardies qu’élégantes !

L’écriture serait un épanchement, un exutoire, une expiation qui se solde souvent par des crises démonstratives du soi-même et vous assigne ce rôle d’aiguilleur dont j’ai besoin pour m’absoudre !

Et tout se passe à votre insu ou presque puisque vous me faite l’honneur de me rejoindre dans mes bas fonds, comme si mes mots se pressuraient d'eux-mêmes sous les rouages de la lecture que je vous impose.

Mes écrits révèlent probablement des choses que je n’ose m’avouer ? Et alors ! L’essentiel c’est d’en avoir conscience et de se laisser aller aux confidences pour se satisfaire et c’est en me racontant, et puis à vous aussi, que je me dévoile de jour en jour et que je commence à me dédouaner de mes frénésies comme de mes pudeurs.

Et si je vous disais que ma démarche est inverse et que je cherche clairement par le verbe à me soustraire des agitations en m’en effaçant tel l’opportuniste qui se pare du nombre. Je pourrais ainsi vous leurrer en vous éconduisant de belle manière, en usant d’artifices poétiques et de syntaxes chaotiques, espérant qu’on ne vît jamais ce dédoublement de l’âme.

Ne voyez-vous pas qu’en écrivant je fais diversion, je happe vos méninges, je détourne mes extravagances et mets tout cela en exergue pour vous séduire…

Savall d’Arvo

Merci de vos commentaires !

25 février 2018

LE MANCHE OU LA COGNÉE

Il me semble que les tourments de ces deux mondes, le réel et le virtuel, que certains découvrent à peine et d’autres jamais, se transmuent en mes écrits emballés comme si mon acharnement ne suffisait plus à les décrire ?

Il me semble aussi que ces deux mondes (et ceux qui le servent) se chevauchent, se partagent, créent un déséquilibre à vive allure et finissent par dépouiller la lucidité et dépecer la raison ?

De fait, il m’arrive de me sentir labouré par ceux qui haussent le verbe avec assurance, ne sachant plus très bien de quel côté se trouve l’exécutant et l’exécuté ? Parfaitement conscient de l’orgueil qui me pousse à éteindre ceux qui se prennent pour des chandeliers, alors, d’un commun accord avec moi-même, je me réfugie sous la carcasse de mes confessions pour m’épargner la réalité !

A ceux que j’ai pu offenser et qui m’ont offensé, sachez que je sais ce qui fermente au fond de mon être lorsque le fameux charretier traverse avec son attelage la vallée de mes pensées !

Savall d’Arvo

20 février 2018

LES 4 LOIS DE LA SPIRITUALITÉ

En Inde, on enseigne : " Les quatre lois de la spiritualité ".

La première dit : " La personne qui arrive est la bonne personne ", c'est-à-dire personne n'entre dans notre vie par hasard, toutes les personnes autour de nous, toutes celles qui interagissent avec nous, sont là pour une raison, pour nous apprendre et progresser dans toutes les situations.

La deuxième loi dit : " Ce qui s’est passé est la seule chose qui aurait pu arriver." rien, mais rien, absolument rien de ce qui s’est passé dans notre vie n’aurait pu être autrement. Même le plus petit détail. Il n'y a pas de " Si j'avais fait ce qui s’était passé autrement ..." Non. Ce qui s'est passé était la seule chose qui aurait pu arriver, et c'est comme ça que nous apprenons la leçon et que nous allons de l'avant. Chacune des situations qui se produisent dans notre vie est l'idéal, même si notre esprit et notre ego sont réticents et non disposés à l'accepter.

La troisième dit : " Le moment où c'est le moment est le bon moment :" Tout commence au bon moment, pas avant ni plus tard. Quand nous sommes prêts à commencer quelque chose de nouveau dans notre vie, c'est alors qu'il aura lieu.

La quatrième et dernière : " Quand quelque chose se termine, c'est fini. " C'est ça. Si quelque chose est terminé dans notre vie, c'est pour notre évolution, donc il est préférable de le laisser, aller de l'avant et continuer désormais enrichis par l'expérience.

Je pense que ce n'est pas un hasard si vous lisez ceci, si ce texte est entré dans nos vies aujourd'hui c'est parce que nous sommes prêts à comprendre qu'aucun flocon de neige ne tombe jamais au mauvais endroit .....

07 février 2018

FORGERON DU MONDE

Qu’est-ce qu’un homme, si ce n’est un soi qui vogue entre illusions personnelles et labeurs collectifs ? Ce court prélude rédigé, le travail peut s’engager sur l’amour rythmé par les trajets, l’existence banale, les illusions perdues, les idées que l’on tient à distance et celles que l’on se forge dans la durée.

Et puis à tout cela s’ajoutent ces gens qu’on voit sans les regarder, qu’on fréquente sans les aimer, ceux qui se fondent dans le paysage et ceux qui ne manquent à personne.

En fait, nous sommes des êtres libres, des créatures de désir ! A nous de remplacer le devoir par l’allégresse, prendre sa vie en main plutôt que de se la faire soustraire et harponner l’état d’aimer pour qu’il reste lumineux tout en faisant gaffe à ce que la chute ne soit pas périlleuse.

Savall d’Arvo

04 janvier 2018

TOUTE LARGESSE A SON REVERS

Le présent est préoccupé, peu capable d’entendre, comme abasourdi par une pensée : l’idée fixe domine ! Ni insensé, ni exalté, il semble donc préférable de rester à part pour patienter. Non pas espérer en espérant, comme disent les mystiques, mais espérer en produisant. Produire et conserver sous le règne de l’idée fixe, ce dépôt du bon sens. Produire et conserver, dans l’oubli où le monde est de son passé, le lien des temps, ce lien ni nécessaire, cette chaîne vitale qui du passé mort en apparence fait circuler la sève vers l’avenir…

Qu’importe que je sois le lien de mes temps, sous le règne de l’idée fixe qui va envahir le monde, je reste là pour protester au nom de l’histoire et de cette nature éternelle qui reviendra demain.

Mon droit, c’est ma sympathie impartiale pour les temps et pour les idées, le cœur ouvert vers le droit le plus sacré : celui d’aimer et d’être aimé !

Savall, désarmé...