Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08 septembre 2016

commentaire sur l'albatros

SUITE AUX DIVERS ATTENTATS  = Après avoir pleuré, après avoir vomi toute cette merde, après avoir imaginé mes enfants, la chair de ma chair au milieu de cette horreur, après l'atroce et indicible douleur, ...je me calme, j'observe... L'histoire de notre pauvre humanité est riche d'enseignements qui se répètent encore et encore et dramatiquement encore... Une suite d'actions, de réactions, toujours si prévisibles :( nous faisons partie d'un système entier qui se délecte de ce jeu sordide, "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Tant que dans nos cœurs, même à une infime proportion, persistera cette loi, nous continuerons à vivre dans cet enfer! Il n'y a que l'amour qui puisse unir et délivrer! Mais qu'est-ce donc l'amour??? Un bien joli mot qui semble inutile au milieu de toute cette immondice?! Il ne dépend que de nous de lui donner force et vie! C'est une chose qui dépasse totalement notre compréhension mentale ! Ouvrons nos cœurs ensemble.... Essayons d'en faire l'expérience sincèrement.... Et sortons de ce chemin qui tourne en rond ! Je vous aime ....

24 août 2016

LE CHANT DE LIBERTE

Le chant n’est pas la liberté, il est un champ de liberté et l’éclosion des désirs.

Il n’est ni l’abime, ni le faite, il est une profondeur appelant au sommet.

Il n’est pas l’espace qui l’enveloppe, il est l’emprisonné qui prend son envol.

N’as-tu pas entendu parler de cet homme qui creusait la terre à la recherche de jeunes racines et qui découvrit un trésor ?

Alors, donne-moi ton cœur et ferme les yeux et tu verras que c’est merveilleux de les ouvrir sur le monde.

Vivre en pleine conscience, c’est prendre le temps de regarder ce que l’on ne regarde jamais.

SavalLd’Arvo, l’Orpailleur

31 juillet 2016

LES MOTS QUE L'ON NE DIT PAS

Savez-vous où vont les mots que l'on ne dit pas ?

Où va ce que vous voulez faire mais ne faites pas ?

Où va ce que vous vous empêchez de ressentir ?

On aimerait bien que tout cela tombe dans l'oubli, mais ce que l'on ne dit pas s'accumule dans notre corps et remplit notre âme de cris muets.

Ce que l'on ne dit pas se transforme en insomnie, en douleur, en perte de temps.

Ce que l'on ne dit pas se transforme en devoir, en dette.
Les mots que l'on ne dit pas se transforment en frustration, en tristesse, en un manque de satisfaction.
Ce que l'on ne dit pas ne meurt pas, mais nous tue.
 

19 juillet 2016

Albert Camus : "Le Siècle de la Peur"

"Quelque chose en nous a été détruit par le spectacle des années que nous venons de passer. Et ce quelque chose est cette éternelle confiance de l'homme, qui lui a toujours fait croire qu'on pouvait tirer d'un autre homme des réactions humaines en lui parlant le langage de l'humanité. Nous avons vu mentir, avilir, tuer, déporter, torturer, et à chaque fois il n'était pas possible de persuader ceux qui le faisaient de ne pas le faire, parce qu'ils étaient sûrs d'eux et parce qu'on ne persuade pas une abstraction, c'est-à-dire le représentant d'une idéologie. Le long dialogue des hommes vient de s'arrêter. Et, bien entendu, un homme qu'on ne peut persuader est un homme qui fait peur".

Albert Camus : "Le Siècle de la Peur", (Combat, novembre 1948) - Actuelles I

02 juillet 2016

TERRES ANCESTRALES

Je suis planté là sur une butte d’argile entre des rangs de vignes. Je frémis à l’idée qu’un jour je ne puisse encore m’enivrer de cette tramontane chargée de souffrances, de croyances et de tant d’existences !

Les miens se sont enivrés jusqu’à plus soif pour purifier les perles qui ruisselaient de leur front comme de leurs yeux ! Je les laisse m’occuper par leur dénuement et quelques fois de leurs rires. Je médite sur ce vide d’amplitude qui me pénètre de toutes leurs lassitudes. Je vois ma mère et ses yeux azur enveloppés de mèches blondes… Aucune explication franche, une vague submerge mon âme ! Aucun sens à ce désir de suspendre le temps qui sévit dans ma tête.

Et puis, il fallait que je revienne dans mon pays d’origine pour m’offrir les charmes d’un nouveau sevrage. Je savais qu’il fallait que j’entreprenne ce retour pour entendre battre mon cœur et le faire jaillir de désirs et de paix ! Je me devais de me charger d’émotions sous ce ciel divinatoire ! J’avais besoin de me rallier à la fougue de mes histoires ancestrales puisqu’il paraît que quand la tête ne suit plus, il arrive d’entrevoir les choses du passé ?

Alors, je prends le risque de l’ascension pour espérer croiser les miens et me présenter à eux dans le plus simple des achèvements. Je veux retrouver le périple solitaire et cohabiter avec mes chers absents ! Et puis, j’exhume des idées burlesques et je croupis sur le reste. Tu sais foncièrement que j’additionne mes heures passées dans le dessein d’échafauder un ultime périple. Je me dérobe et cherche le cloisonnement dans des discussions stériles. L’offensive du quotidien me gagne ! Je m’intéresse aux broutilles de tous les jours et en oublie la fin. Je me surprends à singer l’existence.

A vous mes chers invisibles… et puis à toi ma terre occitane aux odeurs de mire et d’encens de nos cathédrales ! Je sais qu’il y a en toi de la vie profonde, de l’espérance lorsque je conduis mon âme arrosée par les faisceaux d’un soleil rédempteur.

J’ai parfaitement conscience que je vis tous les jours le premier jour de la fin de ma vie ! Je sais que chaque jour m’affine et que si je glisse doucement sur la pente douce, je ne suis surtout pas sans issues !

SavalLd’Arvo

20 juin 2016

UNE JOURNEE SI PARTICULIERE

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous.

Chacun possède un trésor !

Alors sois consciente du tien et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir celui des autres, disposée à apprendre et à te remettre en question. 

Cherche la vérité, même celle qui te semble la plus insignifiante. Cherche la bonté en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres. 

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi n’en serions là. Pense que la place que tu n'occupes pas reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

La puissance de la vie, écrit Balzac, varie de la mollesse d’une éponge mouillée à la dureté d’une pierre ponce.

SavalLd’Arvo

18 juin 2016

LA CRISE DES ANES

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l'entendre qu'il achèterait cash 100 € l'unité tous les ânes qu'on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l'avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu'il n'en restait plus un seul, il fit savoir qu'il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village. Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu'il venait d'acheter et l'envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l'unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu'ils l'avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent !

Comme il fallait s'y attendre, les deux hommes d'affaire s'en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu'au cou, ruinés. Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt.

Le cours de l'âne s'effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s'en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s'il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l'argent aux habitants du village pour qu'ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.
Voyant sa note en passe d'être dégradée et pris à la gorge par les taux d'intérêts, la commune demanda l'aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu'elles ne pouvaient en aucun cas l'aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d'argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l'âge de départ à la retraite, on supprima des postes d'employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts.

C'était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes. Cette triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.
Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants. Cette histoire n'est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. Et vous, qu'auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous pour nous retrouver tous sur la place du village ?