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01 novembre 2016

CHEVAUCHÉE CLANDESTINE

La passion s’estompe lentement pour prendre d’autres couleurs moins visibles comme une chronique qui se lézarde au soleil. Aucun signe de vie pour nourrir ma grisaille en cette fin de vent d’anges.

Ce temps de Toussaint et son chemin de croix dans les brumes matinales. J’attends la pluie comme un coup de fil, comme un coup d’éclat mais rien ou si peu pour ravitailler mes vertiges en désordre !

La débâcle de ces millions de mots que je me suis fabriqué de toute pièce avec ce peu qu’il me reste de fertile. Alors que la romance aurait pu se refaire en quelques lignes inachevées, j’ai droit aux matins sans rien, aux séquences vides pour me suspendre !

Mes liseurs auraient pu me dire qu’attendre est une nouvelle maladie, une maladie mentale même, une dégringolade qui charrie son lot de mélos dans ce pays qui n’ose plus murmurer.

Contraint, je repars sans bagage, sans identité affirmée, sans le désir de renaitre après avoir tenté de me délester des pesanteurs du passé. Je suis venu de nulle part, d’un à peu près, juste de l’autre côté de cette satanée passerelle tournée vers un futur inanimé. J’ai appris à me vider de moi-même jusqu’à ces derniers mots.

Il va falloir que je me réinvente un style de vie pour m’adapter à la précarité des lieux hostiles. Il ne me reste plus qu’à scruter l’instant pour m’emparer du perpétuel… une histoire de craies blanche en ce jour de rentrée que le tableau noir ne veut plus effacer.

Y a des jours, je foutrais bien le camp sur l’île d’Elbe pour ne revenir que cent jours après… peut être où bien jamais pour plonger, seul, dans l’eau obscure de l’inconnu.

SavalLd’Arvo

27 octobre 2016

ENTRE TERRE ET CIEL

Les fins n’ont jamais été un soulagement pour personne et pour moi, la nôtre a été catastrophique. Nous savons tous ce qu’est le fait de perdre quelqu’un de proche, celui d’accueillir la fatalité les bras ouverts, l’esprit en vrac et le cœur en misère ! Tu sais parfaitement que j’ai du mal à supporter le fait que les choses aimées finissent mal ! Et puis quand j’aime c’est pour de bon, en principe c’est pour l’éternité !

Sensible à l’appartenance comme à la dépossession au point de ne pas accepter les principes de cette vie que tu m’imposes et c’est pour toutes ces raisons que je veux comprendre et réinventer le monde par le biais de mes histoires !

Mais je ne savais pas que j’allais porter de plus en plus un regard terne sur le monde ! Tellement de bouleversements se produiront encore comme si cela ne suffisait pas ! Tellement de choses qui auront raison de nous ! Il y a des fois où je me demande s’il ne faudrait pas organiser des galas de charité pour toute la planète ?

Mais, dans tout ce fracas, voilà ce que je suis devenu : un homme solide, jouant juste, menant sa vie de son mieux mais avec mesure et passion.

Alors, c’est entre quelques confessions rêches et quelques éclats de nos rires que je suis disposé à me réduire pour qu’une autre femme se révèle en toi : celle qui choisira de se réinventer plutôt que de se dissoudre !

Donne-moi la main et serre autant que tu peux. Et surtout, parce que tout s’annonce plus difficile, mettons une fin à cette solitude contenue et agissons avant que la fronde ne s’élève à nouveau ou que l’ennui ne nous étouffe.

Je t’en prie, gardons cette soif de croire en la vie et en ce qu’elle nous offre !

SavalLd’Arvo

01 octobre 2016

PEU D’IVRAIE DANS LA PAILLE DES MOTS

Artisan dans ses affaires musicales, quelquefois croyant en il ne sait quoi, sinon en l’homme, militant anarchiste depuis ses origines, pseudo-intellectuel lors de ses nuits sans fin, abusif et forcément injuste, une âme indomptable parce qu’il est franc penseur… Alors, il participe tant mal que bien à l’évolution de son espèce en explorant ce matériau extraordinaire que lui ont légué les siens : l’esprit de cœur.

En fait, il n’est qu’un homme au bord de l’ordinaire, bavard et audacieux à l’extrême, fantasque dans toute sa renommée et sa disgrâce, dans toute sa richesse et sa pauvreté, puisqu’il ne pense qu’à une seule chose : combler son vide depuis qu’elle s’est murée ! A moins qu’il soit victime d’un mauvais tour en terre pas très sainte ?

Socrate et Platon s’évertuent à lui expliquer le coté tragique de la mort pour mieux démontrer la beauté de la vie… Mais rien n’y fait puisqu’il a choisi sa raison d’être : ne plus exister pour exister, pour plaire ou déplaire, mais seulement pour aimer ce peu qui devait devenir un TOUT !

Depuis, il veut subsister au mieux et au plus juste, entre partisans et adversaires de l’apaisement au sein de ce monde qui se croit ordonnancé dans son propre enclos !

Il n’est point de salut sans une part de sacrifice… comprends-tu maintenant pourquoi il s’offre totalement tout en se réduisant sous ta griffe ?

SavalLd’Arvo

24 septembre 2016

TOUT CE QUI BRILLE…

Depuis que j’ai admis qu’il n’y aurait pas une plaque crucifiée sur le mur de ma demeure où il y aurait pu être écrit « Il a vécu ici », je me suis rendu à l’évidence que la description de la beauté des êtres et des choses n’appartient à quiconque…

Prompt à choper tous les codes que cette beauté m’impose, je m’adapte à cette vis sans fin parce que je crève d’envie d’en découdre encore et encore pris par un besoin manifeste d’imprimer ma marque à l’image de ceux qui m’inspirent.

Mais encore faut-il avoir l’envie de te la décrire puisque tu te démarques par l’inoccupé !

Laisse-moi décrocher du clou de mon séjour en ta compagnie ce mot si laid qui se dénomme rupture pour lui préférer celui d’ECLAT !

SavalLd’Arvo

22 septembre 2016

CARMEN

Si tu savais comme j’ai le cœur satisfait lorsque je construis une appréciation et que je trouve une solution pour étayer mon récit. Ne comptant que sur moi-même, je me mets à croire en une métamorphose qui me saisit par son rythme et par sa puissance évocatrice comme une tonalité où se croiseraient Puccini et Socrate… c’est là, ma seule récompense !

En sachant, et tu l’auras compris, que l’infinie richesse des émotions tient à la substance même, celle que je place entre la géométrie achevée de mes vignes séculaires et le brouhaha des cigales qui n’en finissent plus de me tenir ce langage monotone. Bien entendu et tu l’auras compris aussi : entre fragilité et infini, entre mouvement et quiétude.

Et dire que depuis tout ce temps, tu me laissais croire que j’étais Taureau sans me rendre compte que tu dressais tout autour de moi une arène blanche et sang pour que j’y foisonne et m’abandonne.

SavalLd’Arvo

08 septembre 2016

commentaire sur l'albatros

SUITE AUX DIVERS ATTENTATS  = Après avoir pleuré, après avoir vomi toute cette merde, après avoir imaginé mes enfants, la chair de ma chair au milieu de cette horreur, après l'atroce et indicible douleur, ...je me calme, j'observe... L'histoire de notre pauvre humanité est riche d'enseignements qui se répètent encore et encore et dramatiquement encore... Une suite d'actions, de réactions, toujours si prévisibles :( nous faisons partie d'un système entier qui se délecte de ce jeu sordide, "Le malheur des uns fait le bonheur des autres". Tant que dans nos cœurs, même à une infime proportion, persistera cette loi, nous continuerons à vivre dans cet enfer! Il n'y a que l'amour qui puisse unir et délivrer! Mais qu'est-ce donc l'amour??? Un bien joli mot qui semble inutile au milieu de toute cette immondice?! Il ne dépend que de nous de lui donner force et vie! C'est une chose qui dépasse totalement notre compréhension mentale ! Ouvrons nos cœurs ensemble.... Essayons d'en faire l'expérience sincèrement.... Et sortons de ce chemin qui tourne en rond ! Je vous aime ....

24 août 2016

LE CHANT DE LIBERTE

Le chant n’est pas la liberté, il est un champ de liberté et l’éclosion des désirs.

Il n’est ni l’abime, ni le faite, il est une profondeur appelant au sommet.

Il n’est pas l’espace qui l’enveloppe, il est l’emprisonné qui prend son envol.

N’as-tu pas entendu parler de cet homme qui creusait la terre à la recherche de jeunes racines et qui découvrit un trésor ?

Alors, donne-moi ton cœur et ferme les yeux et tu verras que c’est merveilleux de les ouvrir sur le monde.

Vivre en pleine conscience, c’est prendre le temps de regarder ce que l’on ne regarde jamais.

SavalLd’Arvo, l’Orpailleur