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07 novembre 2017

LE SACRE DE L’OISEAU

Les dissemblances n’apparaissent jamais au tout début de l’aventure puisque nous sommes troublés par notre imaginaire, par cet idéal frais et vivifiant que nous ne nous trouvons qu’au grand large.

Mais comment faire passer le couple de l’amour idyllique à l’amour vrai de l’autre ? Pour prolonger le vol exaltant et en constante mutation, il faut s’inspirer de l’image de Brecht : celle de ces deux ALBATROS volant sur de longues distances, unis par l’amour et tournés vers le monde !

Mais l’amour peut devenir aussi une sale besogne, il est alors impossible de garder les mains propres… il faut donc envisager une chute vertigineuse tout en faisant gaffe de ne pas y laisser trop de plumes.

Et cet oiseau est-il si différent ? Il n’est jamais bon de l’être car le danger rode entre gravités et facéties, entre réalisme et métaphores, sinon la suite de mon histoire ne serait qu’un hilarant défilé de volatiles échoués sur le bord de leur existence.

SavalLd’Arvo - 2014

26 octobre 2017

L’IDENTITE ET SES VERTIGES

OBÉIR dégage de la responsabilité individuelle ! De la servilité au consentement en passant par l’immobilisme, la surveillance, la servitude, le suivisme, le mimétisme, l’asservissement… par la paresse d’user de son entendement !

CONTESTER n’est pas une injonction, ni un appel à la révolte, ni un mot d’ordre, ni un mode d’emploi, c’est une question qui traverse le champ du calcul pour aller vers celui de sa conception de l’éthique ! C’est le « penser » par rapport à l’obéissance en guise de justification, d’exonération. C’est un acte de résistance pour repasser par le souci de soi, par le dialogue intérieur !

OBÉIR A SOI-MÊME plutôt qu’à un ordre extérieur à la condition d’avoir accompli sa réforme intérieure !

15 octobre 2017

A L’ABRI DU MONDE

Il faut faire corps avec tout ce qui entoure, se débarrasser, quitter l’habituel, mettre ses sens en alerte car les lieux sont inédits, au bord de l’abrégé.

Les sensations sont toujours naissantes et à l’abri, les paysages d’une esthétique primitive.

Quelques cyprès en guise de cierge à la gloire du Grand Architecte, une rangée d’amandiers à l’écart de la civilisation. Un absolu pour le bouleversement d’être le premier.

C’est le pays le plus lointain de ton monde, celui qui ne veux plus de moi et si j’en ressors, je traverserai ta voute céleste pour la vaporiser d’enchantements.

Sublimes Corbières !

26 septembre 2017

CHACUN POSSEDE UN TRESOR

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Sois consciente et généreuse de ton trésor et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir le trésor des autres, disposés à apprendre et à te remettre en question.

Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres.

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là.

Pense que la place que tu n'occupes plus reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

?

17 septembre 2017

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie. Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.

Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.

Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.

Continue de t’instruire… Apprends sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé, un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !
Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même!
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et … continue d’avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l’intérieur.
Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abats les frontières personnelles que le passé t’a imposées. Mais, rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes : famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby… tout ce que tu veux…
Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé. Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.
Pablo PICASSO

26 juillet 2017

BIENTOT DES SIECLES POUR DORMIR

 

Je cherche à dévisser mais quelque chose de prépondérant me retient : TOI !

Pourtant j’ai cet écho constant pour les cordées de la chaîne d’union alors que je ne me reconstitue que dans l’éparpillement et la restitution du MOI !

Il m’arrive de choisir le refuge des bastions chimériques et de tout éteindre dans le dessein de me survivre.

J’ai souvent mal de mes astucieuses escapades. J’ai trop de fautes à mon actif et je me souviens trop de mes escalades verbales.

Il m’arrive d’avoir besoin d’être pardonné et puis des fois je m’en fiche pleinement. Après tout, j’ai tricoté ma vie tant bien que mal et surtout comme j’ai pu ! J’ai opté pour la profusion indulgente surtout lorsque tu me dis que j’exagère...

Alors, j’ôte un à un les cailloux de mon hypothétique gloire pour me reconstituer de mes montagnes que je n'ai de cesse de gravir !

Certains sont plus doués pour vivre des vies romanesques que pour les écrire : j’ai donc vécu les premières, à moi de tout faire pour les rédiger avant qu’elles ne s’échappent de ma mémoire qui n’en fait qu’à sa tête.

SavalLd’Arvo