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26 juillet 2017

BIENTOT DES SIECLES POUR DORMIR

 

Je cherche à dévisser mais quelque chose de prépondérant me retient : TOI !

Pourtant j’ai cet écho constant pour les cordées de la chaîne d’union alors que je ne me reconstitue que dans l’éparpillement et la restitution du MOI !

Il m’arrive de choisir le refuge des bastions chimériques et de tout éteindre dans le dessein de me survivre.

J’ai souvent mal de mes astucieuses escapades. J’ai trop de fautes à mon actif et je me souviens trop de mes escalades verbales.

Il m’arrive d’avoir besoin d’être pardonné et puis des fois je m’en fiche pleinement. Après tout, j’ai tricoté ma vie tant bien que mal et surtout comme j’ai pu ! J’ai opté pour la profusion indulgente surtout lorsque tu me dis que j’exagère...

Alors, j’ôte un à un les cailloux de mon hypothétique gloire pour me reconstituer de mes montagnes que je n'ai de cesse de gravir !

Certains sont plus doués pour vivre des vies romanesques que pour les écrire : j’ai donc vécu les premières, à moi de tout faire pour les rédiger avant qu’elles ne s’échappent de ma mémoire qui n’en fait qu’à sa tête.

SavalLd’Arvo

17 juillet 2017

LE GOUT DES EMBRUNS

Ils ne suivent plus les étapes normales du processus de la connaissance de l’autre, propres à la naissance classique d’une relation. Qu’importe, une douceur les consume par surprise. Elle repose sur un ensemble de désirs satisfaits simultanément : complicité, humour, sensualité, sexualité, d’où complétude.

Chacun croit se trouver en relation avec un autre lui-même, une image idéale de lui-même, une rencontre qui émeut car elle nous apporte ce qui manque. Et comme nous n’en avons pas conscience, cet autre est déifié !

Penser que ça n’arrive qu’aux autres est une erreur. La fulgurance peut frapper n’importe qui, n’importe quand, à la vision d’une simple image ambrée par le temps de ses vingt ans après avoir donné la vie...

A travers la restitution sensible et implacable de ces instants si simples, le miracle s’accomplit autour de la médiation des cœurs sur un air d’opéra, juste pour revenir à l’essentiel et enchanter le réel : celui d’aimer pour être aimé.

SavalLd’Arvo

09 juillet 2017

L’ECUME DE MES JOURS

Je raconte une addiction dévorante, ébouriffante, depuis une décennie et puis je sillonne mon globe à la recherche des meilleures vagues, celles du frisson. Un épisode d’émerveillements et de tourments se dévoilent en moi à mesure que je m’enfonce dans le tourbillon de mes pages baignées de sel et d’écumes, de courroux et de soleils.

Hélas, il aura fallu que j’aille me salir dans la clameur de ton monde pour faire vaciller en moi les forces ambivalentes qui s’entrechoquent, là où l’accessibilité t’est désormais interdite.

Je suis devenu un homme insoumis à la fureur tranquille, là où je transforme mon obsession en une indestructible boussole portée par une plume d’aigle, la seule qui transmet l’amplitude.

SavalLd’Arvo

02 juillet 2017

UNE PERLE MAL POLIE NE GÂTE PAS LE COLLIER

J’ai de plus en plus du mal à t’écrire alors que j’ai du mal à m’inscrire dans le quotidien.

Je végète, je transgresse alors que je garde des images valorisantes sur fond de drap blanc, comme un parfum de Lys et d’accroches.

Dans ces moments-là, nos esprits étaient purs et dénudés au point d’être incapables de savoir où se range notre sablier comme de nous regarder dans une glace de peur de devenir coquet !

Je n’ai rien trouvé de mieux que de moisir des années en silence pour entreprendre enfin l’impensable : te chasser !

Une robe de dentelle blanche de Calais revêt enfin la pseudo épousée, dix ans après sa commande… tout arrive, il suffit d’espérer !

SavalLd'Arvo

30 juin 2017

LA CONDITION ANIMALE

J’ai méticuleusement besoin de prévoir pour recommencer. Recommencer quoi ? Ma supplique subliminale, mais tu ne comprends pas cette lettre écrasée du surpoids des addictions de Roi de Cœur.

J’ai vieilli et je vais accentuer ma défaite, à force de dénivelés, d’abstinences, de rudoiements, de conditionnement de volonté et surtout d’obligeances.

Je vais moins haut, je vais moins loin, moins vite, mais suis plus réceptif à l’épreuve, plus précautionneux à finir en croix !

On n’a rien sans rien, sans le respect d’autrui et sans le respect des siens on a encore moins que rien. Auras-tu encore des tiens le moment venu à part ceux qui sont à quatre pattes ?

Comme le disait Lamartine… : on n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal, on a du cœur ou on n’en a pas !

Savall

28 juin 2017

LA DOUCEUR DES FRUITS

Tout comme toi, je réfléchis mais pas de la même manière, pas à la même cadence et c’est tant mieux. Tu me demandes d’où me viens cette prolifération inventive et excessive ? Mais, de nulle part et puis de partout… je chope tout en plein vol, cela dépend de ceux qui m’éveillent à l’art de dire et au plaisir de raconter ! Et donc Toi en l’occurrence qui partage parfois mes dérives ! Je me saisis de tout, d’un rang de vigne qui se courbe sous la tramontane comme d’une cloche misérable qui n’appelle plus les siens à l’angélus. Je tente d’approcher les anges de la nuit échappés de l’ombre. J’attends de tout saisir comme une dernière désobéissance. J’attends que le soleil larde de ses rayons les murs des façades de mon village. En fait, je ne suis qu’un voyou qui pique les gestes et les mots des autres pour les triturer différemment !

Mais je ne suis surtout qu’un petit ciseleur d’histoires qui se plait de t’étonner tout simplement !

SavalLd’Arvo

25 juin 2017

UNE GUERRE SE TAIT

Tu vois, j’ai pas grand-chose à écrire, même en faisant le tri dans ma tête, mes pensées s’entassent autour de mon esprit et quelquefois des rébus d’idées, le tout reclus à la périphérie de mes rêves et de tentatives de notes expéditives pour aller chercher de plus en plus loin mon ailleurs !

Et puis, si lointaine et si proche, la voix caressante d’une jeune chanteuse lyrique posée sur des rythmes charnels, un univers musical qui navigue entre mélopées ensorceleuses pour nuits de frisson et ballades lumineuses, en fait la conception et la projection de mon moi-même !

Et pendant tout ce temps, les heures tournent, immorales au bas de mon écran, presque tétanisées à cette rampe qui monte aux cieux.

SavalLd'Arvo