Google Analytics
Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

?

17 septembre 2017

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

VIVRE TOUT SIMPLEMENT

Laisse de côté tous les chiffres non indispensables à ta survie. Ceci inclut l’âge, le poids, la taille.

Que cela préoccupe seulement le médecin, il est payé pour ça.

Fréquente de préférence des amis joyeux, les pessimistes ne te conviennent pas.

Continue de t’instruire… Apprends sur les ordinateurs, l’artisanat, le jardinage, etc…
Ne laisse pas ton cerveau inoccupé, un mental inutilisé est l’officine du diable.
Et le nom du diable est Alzheimer !
Ris le plus souvent possible, et surtout de toi-même!
Quand viennent les larmes, accepte, souffre et … continue d’avancer.
Accueille chaque jour qui se lève comme une opportunité, et pour cela, ose entreprendre.
Laisse tomber la routine, préfère les nouvelles routes aux chemins mille fois empruntés !
Efface le gris de ta vie et allume les couleurs que tu possèdes à l’intérieur.
Exprime tes sentiments pour ne jamais rien perdre des beautés qui t’entourent.
Que ta joie rejaillisse sur ton entourage et abats les frontières personnelles que le passé t’a imposées. Mais, rappelle-toi : l’unique personne qui t’accompagne toute la vie, c’est toi-même.
Sois vivant dans tout ce que tu fais !
Entoure-toi de tout ce que tu aimes : famille, animaux, souvenirs, musique, plantes, un hobby… tout ce que tu veux…
Ton foyer est ton refuge, mais n’en deviens pas prisonnier.
Ton meilleur capital, la santé. Profites-en, si elle est bonne ne la détruis pas, si elle ne l’est pas, ne l’abîme pas davantage.
Sors dans la rue, visite une ville ou un pays étranger, mais ne t’attarde pas sur les mauvais souvenirs.
Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune, mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.
Pablo PICASSO

26 juillet 2017

BIENTOT DES SIECLES POUR DORMIR

 

Je cherche à dévisser mais quelque chose de prépondérant me retient : TOI !

Pourtant j’ai cet écho constant pour les cordées de la chaîne d’union alors que je ne me reconstitue que dans l’éparpillement et la restitution du MOI !

Il m’arrive de choisir le refuge des bastions chimériques et de tout éteindre dans le dessein de me survivre.

J’ai souvent mal de mes astucieuses escapades. J’ai trop de fautes à mon actif et je me souviens trop de mes escalades verbales.

Il m’arrive d’avoir besoin d’être pardonné et puis des fois je m’en fiche pleinement. Après tout, j’ai tricoté ma vie tant bien que mal et surtout comme j’ai pu ! J’ai opté pour la profusion indulgente surtout lorsque tu me dis que j’exagère...

Alors, j’ôte un à un les cailloux de mon hypothétique gloire pour me reconstituer de mes montagnes que je n'ai de cesse de gravir !

Certains sont plus doués pour vivre des vies romanesques que pour les écrire : j’ai donc vécu les premières, à moi de tout faire pour les rédiger avant qu’elles ne s’échappent de ma mémoire qui n’en fait qu’à sa tête.

SavalLd’Arvo

09 juillet 2017

L’ECUME DE MES JOURS

Je raconte une addiction dévorante, ébouriffante, depuis une décennie et puis je sillonne mon globe à la recherche des meilleures vagues, celles du frisson. Un épisode d’émerveillements et de tourments se dévoilent en moi à mesure que je m’enfonce dans le tourbillon de mes pages baignées de sel et d’écumes, de courroux et de soleils.

Hélas, il aura fallu que j’aille me salir dans la clameur de ton monde pour faire vaciller en moi les forces ambivalentes qui s’entrechoquent, là où l’accessibilité t’est désormais interdite.

Je suis devenu un homme insoumis à la fureur tranquille, là où je transforme mon obsession en une indestructible boussole portée par une plume d’aigle, la seule qui transmet l’amplitude.

SavalLd’Arvo

02 juillet 2017

UNE PERLE MAL POLIE NE GÂTE PAS LE COLLIER

J’ai de plus en plus du mal à t’écrire alors que j’ai du mal à m’inscrire dans le quotidien.

Je végète, je transgresse alors que je garde des images valorisantes sur fond de drap blanc, comme un parfum de Lys et d’accroches.

Dans ces moments-là, nos esprits étaient purs et dénudés au point d’être incapables de savoir où se range notre sablier comme de nous regarder dans une glace de peur de devenir coquet !

Je n’ai rien trouvé de mieux que de moisir des années en silence pour entreprendre enfin l’impensable : te chasser !

Une robe de dentelle blanche de Calais revêt enfin la pseudo épousée, dix ans après sa commande… tout arrive, il suffit d’espérer !

SavalLd'Arvo

30 juin 2017

LA CONDITION ANIMALE

J’ai méticuleusement besoin de prévoir pour recommencer. Recommencer quoi ? Ma supplique subliminale, mais tu ne comprends pas cette lettre écrasée du surpoids des addictions de Roi de Cœur.

J’ai vieilli et je vais accentuer ma défaite, à force de dénivelés, d’abstinences, de rudoiements, de conditionnement de volonté et surtout d’obligeances.

Je vais moins haut, je vais moins loin, moins vite, mais suis plus réceptif à l’épreuve, plus précautionneux à finir en croix !

On n’a rien sans rien, sans le respect d’autrui et sans le respect des siens on a encore moins que rien. Auras-tu encore des tiens le moment venu à part ceux qui sont à quatre pattes ?

Comme le disait Lamartine… : on n’a pas deux cœurs, l’un pour l’homme, l’autre pour l’animal, on a du cœur ou on n’en a pas !

Savall

28 juin 2017

LA DOUCEUR DES FRUITS

Tout comme toi, je réfléchis mais pas de la même manière, pas à la même cadence et c’est tant mieux. Tu me demandes d’où me viens cette prolifération inventive et excessive ? Mais, de nulle part et puis de partout… je chope tout en plein vol, cela dépend de ceux qui m’éveillent à l’art de dire et au plaisir de raconter ! Et donc Toi en l’occurrence qui partage parfois mes dérives ! Je me saisis de tout, d’un rang de vigne qui se courbe sous la tramontane comme d’une cloche misérable qui n’appelle plus les siens à l’angélus. Je tente d’approcher les anges de la nuit échappés de l’ombre. J’attends de tout saisir comme une dernière désobéissance. J’attends que le soleil larde de ses rayons les murs des façades de mon village. En fait, je ne suis qu’un voyou qui pique les gestes et les mots des autres pour les triturer différemment !

Mais je ne suis surtout qu’un petit ciseleur d’histoires qui se plait de t’étonner tout simplement !

SavalLd’Arvo