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22 octobre 2017

CAPTIVITÉ

On peut donner bien des choses à ceux que l'on aime : des paroles, un repos, du plaisir, mais toi tu m'as donné le plus précieux de tout : le manque ! Il m'était impossible de me passer de toi, même quand je te voyais tu me manquais encore.

Tu as cassé les vitres et depuis l'air s'y engouffre, le glacé, le brûlant, et toutes sortes de clartés.

Vois-tu, aimer quelqu'un c'est le dépouiller de son âme, et c'est lui apprendre aussi combien son âme est grande, inépuisable et claire.

Nous souffrons de ne pas être assez volés, de toutes ces forces qui sont en nous et que personne ne sait piller.

J’en suis venu à me dire que ce qui t’intéresse le plus chez les autres, c’est toi !

Savall l’air de rien...

21 octobre 2017

commentaire sur l'albatros

Pour tout vous dire, je suis une fille du nord et lors de nos temps merdiques j'ai stocké une cinquantaine de vos textes depuis l’Orpailleur. Je vous demande pardon de l’avoir fait sans votre permission ! Vous parvenez à ausculter avec profondeur votre vie avec des mots poétiques éclairés d’une douce lumière. Vos émotions sont à fleur de peau et parfois je devine vos colères.  

20 octobre 2017

UN DES SENS DE LA VIE

Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu'il est tourné vers autre chose que lui-même. Le soin qu'il prend de l'autre, l'illumine, le rend vivant. Il capte une lumière et la renvoie. C'est quelque chose de rare.

La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles.

Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur un immense kiosque à musique constitué par des visages qui m'auront ému, troublé, éclairé et le tien l’a été formidablement !

Mais le temps du gâchis est fini, désormais je pose le regard sur tout ce qui est beau et ce que je vois est inestimable !

15 octobre 2017

A L’ABRI DU MONDE

Il faut faire corps avec tout ce qui entoure, se débarrasser, quitter l’habituel, mettre ses sens en alerte car les lieux sont inédits, au bord de l’abrégé.

Les sensations sont toujours naissantes et à l’abri, les paysages d’une esthétique primitive.

Quelques cyprès en guise de cierge à la gloire du Grand Architecte, une rangée d’amandiers à l’écart de la civilisation. Un absolu pour le bouleversement d’être le premier.

C’est le pays le plus lointain de ton monde, celui qui ne veux plus de moi et si j’en ressors, je traverserai ta voute céleste pour la vaporiser d’enchantements.

Sublimes Corbières !

10 octobre 2017

L’HARMONIE DES CONTRAIRES

Depuis quelques temps, je sais que mes histoires sont verticales, froides et moins lumineuses, mais je les trouve plus réalistes et plus attachantes par contraste avec celles d’avant pour me préparer à cet après.

Alors, les adoucir avec des notes de miel et de l’ambroxan, du piquant d’épices azuréennes et de la douceur de lavande, de cette senteur laissée par les brumes matinales de nos vents marins et quelques gouttes d’absolu bien évidemment puisque tu sais que j’exagère tout le temps.

Et l’ensemble prend tout son sens vers une destination séduisante pour mieux se définir.

07 octobre 2017

LIBERTE CHERIE

Elle m’est essentielle et je la place nettement au-dessus de l’Egalité ! Quant à la Fraternité, ce mot est si galvaudé par les uns et totalement par les autres !

Sans la Liberté, l’homme que je suis devenu était dans l’impossibilité de devenir ce qu’il est !

Non je ne suis pas dans l’excès, sans doute un tantinet anar, mais surement dans la révolte de n’être que ce que je suis en toute liberté ! Ne dit-on pas que l’histoire avance dans le bon sens au travers d’antagonismes ?

Toutefois et au risque de te surprendre en m’octroyant une telle vertu, j’estime qu’il existe en moi une étonnante permanence humaine, du moins de l’idée que je m’en fais !

Rassures toi, je tiens compte de mes limites et je vis  au centre de mon temps doté d’une vision équilibrée sur ce qui précède et sur ce qui vient !

05 octobre 2017

RESTE LE BEL ECRIN

Les illusions perdues, les souvenirs blessés, les amours défuntes, la marche épuisante, le vent dans les cyprès, le flux et le reflux de la mer, une odeur de jasmin, de lys, d'aubépine qui caresse les narines, suave, et ces sons passionnés qui me transportent sur l'île heureuse, et finalement, si près d'abandonner, peut-être, la Joie, la Grâce et la Beauté.

Tourment ou repos de l'âme, jugement dernier ou exaltation, la paix avec sa vie et ses choix, l'acceptation de l'infini, l'angoisse de l'éternité.

Quand un matin ou un soir, je ne sais plus, je me noie à la renverse dans cette musique splendide de Puccini, mon cœur et mon esprit en sortent embellis.