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01 octobre 2017

commentaire sur l'albatros

« Personne ne peut bâtir à ta place le pont qu’il te faudra toi-même franchir sur le fleuve de la vie, personne hormis toi. Certes, il existe des sentiers et des ponts et des demi dieux sans nombre qui offriront de te porter de l’autre côté du fleuve, mais seulement au prix de toi-même: tu te mettrais en gage et tu te perdrais. Il n’existe au monde qu’un seul chemin sur lequel nul autre que toi ne peut passer. Où mène-t-il? Ne te le demande pas. Suis-le. » 
Friedrich Nietzsche, Considérations inactuelles III

 

TOI T’ES DIFFERENTE.

T’as un truc qui change, qui chamboule tout, ce truc qui transperce l’âme, tu vois de quoi je parle ? Puis t’as ce regard dans la face, qui interpelle les gens, ce regard qui dit que t’as besoin d’aide et que t’es complètement à côté de la plaque.

Parce que t’as beau faire la dure, la forte, l’insensible, la sarcastique, l'orgueilleuse, la cynique, l’intouchable, ça se voit au premier coup d'œil, et à force t’es plus crédible.

Ça se voit que tu ne vas pas bien, qu’à tout moment tu peux t'écrouler. Qu’il suffit qu’on te bouscule un peu fort, pour que tu finisses par tomber.

Mais toi, t'es inoubliable. Tu n'es pas le genre de fille qu'on oublie comme ça, du jour au lendemain. Toi t'es un ouragan. Tu laisses des séquelles et des traces de ton passage, et ça, partout où tu vas.

Puis toi, t'es comme la pluie aussi. T'es belle à regarder, ça en devient même tout drôle des fois. Tu pues l'humanité, tu pues la nuit. Tu sens l'espoir et tu sens la vie.

Et t'es là, tu débarques, tu sèmes tes petits bouts de toi, puis tu t'en vas. Bordel. Tu es tellement de choses à la fois. Tu donnes envie à un flemmard de se bouger le cul, à un fumeur d'arrêter de fumer, à un amoureux brisé d'aimer.

T'es comme un vieux souvenir, qu’on n’arrive pas à effacer. T'es ancré dans le regard des gens, t'es ancré dans leur réalité. T’es ancré en moi et tu n’en sortiras jamais.

26 septembre 2017

CHACUN POSSEDE UN TRESOR

Si j'avais eu la conscience suffisamment claire et les mots suffisamment nuancés pour l'exprimer, j'aurais aimé te dire que nous sommes là pour explorer, découvrir et partager ce qu'il y a de meilleur en nous. Sois consciente et généreuse de ton trésor et, en même temps, reste ouverte, attentive à recevoir le trésor des autres, disposés à apprendre et à te remettre en question.

Cherche la beauté, la vérité, l'excellence en accueillant aussi ta fragilité, ta vulnérabilité et ton ombre, de sorte d'être à même d'accueillir celles des autres.

Occupe joyeusement ta place : il y a de la place pour chacun, sinon ni toi ni moi ne serions là.

Pense que la place que tu n'occupes plus reste vide à jamais et réjouis-toi que chacun occupe pleinement la sienne autour de toi.

25 septembre 2017

commentaire sur l'albatros

Savall, superbe texte du "vieux fleuve" mais comme je vous sais intelligent, alors méditez sur cette phrase : « Tout comme l'ennui, la solitude peut être parfois féconde. Ne faut-il pas alors abandonner cette lutte vaine contre la solitude ? L'accepter comme connaissance de soi et s'affranchir du sentiment de souffrance. »

23 septembre 2017

LE VIEUX FLEUVE

" C'était un vieux fleuve perdu parmi les sables du désert. Il avait ruisselé d'une haute montagne, il avait traversé des plaines et des villes. Il se souvenait de cela. Quel mauvais sort l'avait conduit à s'enliser parmi ces dunes ? Comme il perdait courage à s'efforcer en vain, lui vint des sables une voix qui lui dit :
- Le vent traverse le désert. Le fleuve peut en faire autant.
Il répondit qu'il ne savait voler, comme faisait le vent.
- Fais donc confiance aux brises, dit encore la voix. Laisse-toi emporter au loin.
Il répondit qu'il avait toujours gouverné sa vie, et qu'il lui était inconcevable de ne plus suivre sa route. Alors la voix lui dit (ce n'était qu'un murmure) :
- Le vent t'emportera au-delà du désert. Tu tomberas en pluie, et tu redeviendras rivière.
- Mais moi je veux rester le fleuve que je suis ! cria-t-il, effrayé.
- Le fleuve que tu es n'est qu'un corps passager. Ton être fut déjà maintes fois emporté par le vent, et s'en revint sur terre pour à nouveau courir, ruisseler, gambader.
Le fleuve resta silencieux. Et comme il se taisait, un souvenir lui vint. « Ce n'est peut-être rien qu'un rêve », pensa-t-il. Son cœur lui dit : « Et si ce rêve était ton seul chemin de vie, désormais ? » Il se fit brume à la tombée du jour. Il accueillit le vent, il se laissa mener jusqu'au sommet d'un mont. Loin au-dessous de lui les sables murmuraient :
- Il va pleuvoir, là-bas où pousse l'herbe tendre. Un ruisseau neuf va naître. Nous savons cela. Nous savons tout des mille visages de la vie, nous qui sommes partout semblables.
La voix sans cesse parle. Comme la mémoire du monde, le conte des sables est infini. "

?

22 septembre 2017

commentaire sur l'albatros

Savall, vos écrits s’espacent ? La flamme s’essouffle et les braises se taisent. De toute façon, elle n'en a que faire ! Alors chassez la une bonne fois pour toute de vos récits sinon vous allez devenir l’homme le plus solitaire de vos Corbières.

20 septembre 2017

A CHACUN SON DESTIN

Voilà, tu as claqué le livre sans te rendre compte de ma guerre civile entrelacée de séquences légères, sans te soucier de mon paysage biblique que tu laisses en friche pour que les rats s’en emparent.

Je sais que la vie se recomposera avec ses déchirures cruelles jusque dans le souvenir impitoyable.

Je sais aussi que la violence de la vérité sortira de mes miroirs précieux et qu’elle m’invitera encore dans les reflets de mes sombres matins.

Il me reste à fuir ce chœur magnifique où un jour d’été je t’ai présentée à mes chers absents.

Il me faut oublier ce dédale encombrant et mes subtilités que je croyais fines pour te distraire, sinon t’amuser.

Je mets un terme à cette intrigue fascinante et sensuelle que je voulais construire toute entière autour d’un seul verbe qu’il me semble inutile de répéter !

Va, et que les alizés te soient agréables… les miens s’annoncent un peu agités !

SavaLd’Arvo