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15 février 2018

LA SOLITUDE DES FORETS

C’est au milieu de l’allée abhorrée par la distorsion du réel que je me rends compte que suis un inépuisable réservoir d’images où tant de liseurs inconnus viennent encore se désaltérer à ma plus grande surprise.

A jamais, je suis devenu l’homme qui ne veut pas dormir pour éviter d’insoutenables visions, comme si la lumière pouvait accompagner les ténèbres que tu as su mettre en moi un matin de grand froid. Et puis aussi cet homme qui croque vite la vie sans en égarer la moindre miette pour tuer le temps avant qu’il ne m’assiège ! Alors, je rembobine le film de ma trajectoire en m’apercevant que la fin de mes histoires est souvent chargée de tentatives inabouties. Et puis, j’ai fini par clouer mon fauteuil au plafond de mes incompréhensions et fixé cet écran qui occupe la place de mon miroir !

Je t’en prie, ne fais pas comme moi, n’attends pas le demi-siècle pour tracer ton histoire à l’ombre des chênes centenaires car l’ordre des choses finit toujours par devenir incompréhensible.

Savall d’Arvo

11 février 2018

commentaire sur l'albatros

Il était une fois une course de grenouilles. L'objectif était d'arriver en haut d'une grande tour. Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir. La course commença. En fait, les gens ne croyaient pas possible que les grenouilles atteignent la cime et toutes les phrases que l'on entendit furent de ce genre : - Inutile ! Elles n'y arriveront jamais ! Les grenouilles commencèrent peu à peu à se décourager, sauf quelques-unes qui continuèrent de grimper. Et les gens continuaient : - Vraiment pas la peine ! Elles n'y arriveront jamais ! Et petit à petit, les grenouilles s'avouèrent vaincues les unes après les autres, sauf une qui continua envers et contre tout. A la fin, cette grenouille, seule et au prix d'un énorme effort, rejoignit la cime. Les autres, stupéfaites, voulurent savoir comment elle avait fait. L'une d'entre elles s'approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l'épreuve. Et découvrit qu'elle... était sourde !

Savall, vous parviendrez au sommet de la tour !

10 février 2018

LUEUR D’ESPOIR

Déjà, il y a quelques siècles, Platon dans la République remarquait que la « science des sages était inutile parce que l’on se refusait à l’utiliser ».

Même si aujourd’hui et bien plus qu’hier selon certaines expressions bijoutières, le spectacle que nous offre le monde me montre la distance entre ce qui devrait être et ce qui est, entre l’idéal auquel j’aspire et la sombre réalité qu’il nous inflige depuis tant d’années !

Rassures-toi liberté chérie, je ne renonce pas et ne saurais jamais renoncer à mon rêve : celui d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même, dans la justice et la liberté !

Fasse le ciel qu’un jour tu comprennes ces quelques lignes qui t’apparaissent aujourd’hui et bien moins que demain si fastidieuses ! Mais qui sait si dans un temps proche, tu ne mettras pas tes pas dans les miens ?

Derrière la noirceur pointe toujours une lueur d’espoir !

Savall d’Arvo

07 février 2018

FORGERON DU MONDE

Qu’est-ce qu’un homme, si ce n’est un soi qui vogue entre illusions personnelles et labeurs collectifs ? Ce court prélude rédigé, le travail peut s’engager sur l’amour rythmé par les trajets, l’existence banale, les illusions perdues, les idées que l’on tient à distance et celles que l’on se forge dans la durée.

Et puis à tout cela s’ajoutent ces gens qu’on voit sans les regarder, qu’on fréquente sans les aimer, ceux qui se fondent dans le paysage et ceux qui ne manquent à personne.

En fait, nous sommes des êtres libres, des créatures de désir ! A nous de remplacer le devoir par l’allégresse, prendre sa vie en main plutôt que de se la faire soustraire et harponner l’état d’aimer pour qu’il reste lumineux tout en faisant gaffe à ce que la chute ne soit pas périlleuse.

Savall d’Arvo

29 janvier 2018

commentaire sur l'albatros

Je relis vos textes. Je suis une lectrice assidue et je deviens une inconditionnelle. Je pense qu’un écrivain se reconnait à son style et vous affichez clairement le vôtre. Vous êtes un obsédé de la cadence des phrases et à la justesse de vos émotions.

28 janvier 2018

TOIS PETITS RIENS

Je sentais bien arriver la fin du parcours et la porte qui se claque. Alors continuer sa route, comme un ange me l’avait annoncé, ou ramasser quelques visions dépourvues de générosité ?

J’avais pris conscience que mes récits périmés, indociles à la modernité, s’étaient abreuvés d’un passé idéalisé et qu’il était temps que je m’en débarrasse avant d’en mourir épuisé sur le bucher de la bêtise.

Pourtant c’était assez beau, souvent éthéré, parfois harassé, surement sans espoir, chargé d’une musique rageuse à souhait, satisfaite mais pas remboursée…

Et là, en passeur d’émotions, en réalisateur de l’intime, j’ai mis un point final à cette sacrée histoire alors que mon souhait était de la convertir en histoire sacrée.

Savall d’Arvo.

25 janvier 2018

UN FRELE ESPOIR EXISTE

Mon sujet c’est la vie car elle est inépuisable !

Voici donc pourquoi je serais devenu cet homme, moi en l’espèce ou une espèce de moi, un humble héritier des Bâtisseurs de Cathédrales, un ramasseur de belles histoires, un voleur d’émotions, un explorateur maladroit du cœur des anges.

Oui, avec le temps je suis devenu plus sensible à la minutie des impressions et surtout les miennes !

Et puis lorsque je m’éveille aux aurores et que je contemple cette lumière or et safran qui vient se fondre lentement sur les courbes encore sombres de l’Anse des Galères, je pense qu’il ne sert à rien de se décourager car l’étang n’est constitué que de fines gouttelettes d’eau... Alors, à ce moment-là et seulement à ce moment-là, je sais que tout est désormais possible !

Savall d’Arvo