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20 avril 2018

DE LA CHRYSALIDE AU PAPILLON

Attiré par l’échappée et l’engagement, par la réflexion et l’action pour que mon aventure soit exaltante, je suis resté dans cette lucidité de révolté. Je sais aussi que pour escalader la montagne, il faut force et endurance mais aussi de la solidarité et beaucoup de prudence.

Seul, j’ai appris à sauter dans l’inoccupé, à déloger la monotonie, à exclure les verrouillages pour que de nouvelles nécessités naissent.

Seul, j’ai trouvé la force d’être fidèle à mes propres choix même si les difficultés d’adaptation surgissent au coin du bois.

Seule l’impulsion majuscule et l’envie d’en découdre sont décisives, même si l’on s’invente des motivations élevées… et c’est ainsi que l’explorateur que je suis devenu s’en va avant de se demander pourquoi il le fait !

Et c’est aussi par une philosophie de vie, la découverte du monde, la recherche du futur et non par l’observation figée du présent que je suis parvenu à changer la nature de chacune de mes situations.

L’évasion est une forme de résistance à l’enfermement et au conformisme, elle est le sens de la liberté.

Je suis enfin le seul compositeur de mes jours !!!

Savall d’Arvo

19 avril 2018

LE COMBAT AVEC L’ANGE

Il me pousse à l’obstination du penser et à celle du traduire. Je lutte contre moi-même.

A l’abri des tumultes, j’ai fini par saisir que si mon décent ouvrage est inachevable, c’est parce qu’il ressemble souvent à un chantier permanent avec quelques-unes de mes audaces.

Je sais qu’en écrivant chaque jour, par ce mot à mot, j’essaye de me protéger de moi-même.

Je tisse un cocon de phrases avec une forteresse de paragraphes pour protéger mon nouveau royaume : le connu et surtout l’inconnu. Je cherche, je me cherche !

Mais si j’espère encore te surprendre et t’étonner, je sais pertinemment que les jeux sont faits mais cette fois-ci sans piper les dés !

Je revendique mon droit à l’imperfection, à la fragilité et à l’incohérence !

Savall d’Arvo

16 avril 2018

Trilogie : L’INCONNU QUE JE SUIS

Inconnu : sans aucun doute ! Ma fragilité n’est pas seulement une affaire personnelle, c’est celle qui provient de ce que je regarde, entends, mesure et de ce que j’ai vécu.

Je me méfie de plus en plus des opinions publiques et des pensées dominantes. Ici, les pieds dans la glaise douloureuse de mes aïeux, celle de mes Corbières, je suis au calme pour faire le tri, pour refaire mon lit.

L’existence, la vérité, la réalité, chacune de ces trois colonnes devenant à son tour une question lourde de sens dans mon devenir car, à n’en pas douter, c’est en fonction de ce que je crois savoir et de ce que je perçois du monde qui m’entoure, que j’agis, décide et modèle ma propre évolution.

Je m’interroge sur ce que je suis, sur ce que je fais, sur cet univers dans lequel je suis. Ces questions, je me les pose depuis toujours, depuis que ma douce Mère m’a fait comprendre et admettre, très vite et très tôt qu’être un adulte responsable, c’est être capable de gérer sa propre vie.

Ne dit-on pas que l’univers n’existe pour un individu qu’au travers de ce dont il est conscient. Donner à la conscience de la vie une définition nouvelle, plus proche de la vérité et plus épurée que jamais !

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment du doute, j’extrais un as de cœur de ma poitrine et cette carte à jouer porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

12 avril 2018

TRILOGIE : LE MUSICIEN

Musicien : non pas du tout ! Mais il fait ses gammes sur le clavier des âmes, en déchiffrant une partition où il est question d’amour, de peur et de vie, tout comme les dernières notes de Bellini…

Il signe un récit d’initiation à la musique et au petit monde qui l’a fait vivre pour enchanter son quotidien. Par petites touches, comme s’il effleurait son récit, il raconte ses tourments, son combat contre ses fantômes, sa quête acharnée de la perfection, ses moments d’émerveillement.

Alors s’égrènent ses histoires d’amour, ses chroniques de deuil, ses souvenirs de concerts. Sa chanson se prolonge et on a l’impression d’être entraîné dans un grand tamis qui aurait retenu juste un peu de tout ce qui contribue à exalter la vie ! Le bon usage d’une liberté neuve de jouer au cœur d’une succursale d’un paradis perdu.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une colombe de son violon et cet oiseau porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

08 avril 2018

TRILOGIE : LE SCRIBE

Pour essayer de voir le monde comme il est, il faut grimper au sommet de nos collines. C’est là qu’il se cache entre deux escapades avant de devenir un inclassable météore qui fait tanguer les soutes de ma cabane et qu’il apprivoise mes quelques rencontres.

Ecrivain : non pas du tout ! Il faudrait voir et entendre autrement et puis transmettre. Il espère juste mieux comprendre. Pour lui, écrire est devenu une ritournelle, un essentiel, un breuvage. Il n’écrit surtout pas pour se mettre en scène ou en valeur mais pour raconter ce qu’il ressent. Une sorte d’alambic dans lequel son monde viendrait se déposer !

Les alchimistes voulaient transformer le plomb en métal rutilant. Il pense que nous vivons un âge de plomb et qu’écrire lui sert à sa délivrance. Il a tourné ses souvenirs dans son encre violette, ses fidélités et ses contraires puis il a jeté dans son encrier les cristaux de son imaginaire et une pincée du prestige de son humble histoire.

Ses années passent et son émotion grandit. Il traverse ses limites, ce qui l’aide à voir et à comprendre.

Il a toujours aimé les frontières, elles lui permettent l’évasion, de franchir les murailles, de détruire les barrières, d’aller voir ce qu’il y a derrière les préjugés et les apparences.

Tristesse ? Non pas du tout, car au moment des doutes, il sort une rose de son cahier et cette délicate fleur porte un nom : plénitude !

Savall d’Arvo

30 mars 2018

VISION DU MONDE

Mais comment donner du sens à l’absurde, à l’impensable, à l’infime alors que je cherche par tous les moyens à m’alléger de cette cargaison, de me débarrasser de cette glaise qui me colle au cœur parce que la férocité entre les êtres est devenue inévitable : une pensée sincère pour les hommes massacrés de Trèbes et notre gendarme devenu Géant…

Mais où est passée la gaieté, l’insouciance, vous savez ce brin de folie qui ressemblait jadis à nos collines garnies de lilas sauvages et de pétales mauves ?

Y aurait-il tant de chefs-d'œuvre dans les entrailles de la terre, proches de l’enfer, pour que nous ayons tant l’envie d’y aller faire un tour ? Il est urgent de revenir aux authentiques nouvelles, à la fraicheur des matins clairs, au val fleuri de l’inespéré et non pas de nous y soustraire !

Il y a des idées que l’on ne peut consoler, même lumières éteintes. Surtout celles qui me hissent hors de mes nuits en demi-teinte et que je viens ici exhiber.

Savall d’Arvo

21 mars 2018

CAP SUR TA DESTINATION

Il me semble indispensable de faire un pèlerinage à l’intérieur de soi et plutôt que de s’adresser aux autres il est préférable de s’adresser à soi ! Le « moi », voilà le dernier mot des uns et des autres. La satisfaction du « moi », voilà la fin de tout.

Réfléchir à la seule possibilité d’être libre ne te mènera nulle part. Tu dois commencer par vouloir inexorablement « être libre ». Libre de t’accepter avant d’accepter. Libre de reconnaître que tes peurs existent. Libre de savoir que la peur s’oppose et s’ajoute aux métaux. Le nier serait d’entrer en conflit avec toi-même, alors que l’accepter c’est déjà commencer à te vaincre !

Tu es libre de ta vie. Tu es ton propre maître. Tu es unique. En ton centre tu es Temple et nul ne peut y pénétrer sans ton consentement ! Que ta volonté t’appartienne et que ta seule volonté soit faîte. Que ton bonheur ne soit que dans la souveraineté de toi-même ! Qu’importe la douleur de ton mal-être : « TU ES ! » et personne ne peut te ravir à toi-même.

Lutte contre tes peurs avec ténacités et tu vaincras pour vivre libre !

Savall d’Arvo